‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 115 sur 216 · PaeTdagog. ii, 1 (VUI, 382 A · texte numérisé non relu

PaeTdagog. ii, 1 (VUI, 382 A

7. Stromat. iv, 8 (Vni, 1277 B) : ttxwv T»i; oùpaviou £xxf^(7ta<; i?i

là des maisons entières,... et jusqu'à des philosophes mêmes qu'elle amène à la vérité ^ ». Ne dirait-on pas que Clément se souvient de saint Ignace d'Antioche, quand il écrit : « L'autel terrestre parmi nous ici-bas, c'est la collectivité de ceux qui s'appliquent à la prière, et qui sont à eux tous une voix, une pensée... L'Eglise a vraiment comme une unique respiration^ ». Universalité et unité, double aspect sous lequel Clément considère l'Église terrestre. De là une expression fréquente chez lui : « l'église totale ». Dans le mariage, l'époux est la couronne de la femme : « Et de l'Eglise totale le Christ est la couronne'. »

Or cette Église, universelle et une, hiérarchique tout autant, apostolique d'origine et de doctrine, est, aux yeux de Clément, l'antithèse vivante et triomphante de l'hérésie. Clément cite de l'épître auxÉphésiens le texte où saint Paul ne veut pas que les fidèles soient comme des enfants qui s'abandonnent aux flots mouvants et se laissent aller à tout vent de doctrine :

[Paul] dit cela pour l'édification du corps du Christ, du Christ qui est le chef [du corps] et l'époux [de l'Église], le seul parfait dans la justice : et nous, nous sommes les enfants, qui nous défendons contre les vents des hérésies chargés d'infatuation, qui refusons de croire à ceux qui nous enseignent autrement que nos pères [nous ont enseigné], et qui devenons parfaits quand nous sommes l'Église, avec le Christ pour le chef''.

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