Praescr
•2. Àdv. Marcîon. i, i.
3. Adv. Praxean, 2 : « ... id esse verum quodcunque prlmum, id esse adulterum quodcunque posterius. Sed salva ista praescriptione, ubique tamen propter instnictionem et munitionem quorundam dandus est etiam relractatibus locus, vel ne videatur unaquaeque perversUas ii')ii examinala, sed praeiudicata dauinari. »
Le De praescriptione haereticorum a le mérite de mettre en pleine lumière que l'Église est avant tout nne doctrine d'autorité, et une autorité apostolique.
Tertullien pense sur ce point exactement comme Irénée, comme Clément d'Alexandrie. Mais quel relief il donne à sa pensée ! Il nous montre les apôtres partant à travers le monde, promulguant aux nations la même doctrine de la même foi : « In orhem pro' fecti, eamdem doctrinam eiusdem fidei nationihus promulgaverunt ». Dans chaque cité se fonde une église, mais toutes ces églises ont entre elles le lien persévérant de leur commune origine apostolique. De là leur unité actuelle : si nombreuses soient-elles, ou si grandes, « toutes elles attestent ensemble leur unité : elles se communiquent la paix, elles fraternisent, elles échangent l'hospitalité : tous droits qu'aucune autre loi ne régit que l'unique tradition d'une même foi ^ » .
Dépassons le point de vue polémique, où Tertullien s'est placé par tactique dans le De praescriptione^ pénétrons dans le magistère vivant : « Parcourez les églises apostoliques où les chaires mômes des apôtres président encore à leur place... Êtes-vous proche de l'Achaïe? Vous avez Corintlie. N'êtes-vous pas loin de la Macédoine? Vous avez Philippes, vous avez Thessalonique. Si vous pouvez aller du côté de l'Asie, vous avez Ephèse. Si vous êtes sur les confins de l'Italie, vous avez Rome dont l'autorité est pour nous