Praescr
naissons dans l'eau ^ Le baptême est conféré par une formule où quelques mots prononcés suffisent à opérer le miracle insaisissable de la régénération^. Ces quelques mots consistent dans l'invocation du Père, du Fils et de l'Esprit saint [Bapt. 6). Tertullien assure que la formule du baptême implique la mention de l'Église, par une connexion logique : « ... Necessario adicitur Ecclesiae mentio, quoniam ubi très, id est Pater et jp'ilius et Spiritus sanctiis, ibi Ecclesia, quae trium corpus est » [ibid.]. Il avait dit ailleurs qu'invoquer le Père dans l'oraison dominicale, c'est aussi invoquer le Fijs, et c'est ne pas oublier la Mère : « Ne mater quidem Ecclesia praeteritur : si quidem in Filio et Paire mater recognoscitur, de qua constat et patris et filii nomen ^. » Dans la pensée de Tertullien, on est baptisé implicitement in Ecclesiam.
Après l'immersion, le fidèle reçoit l'onction : « Egressidelavacroperungimur » [Bapt. 7). Puis on lui impose les mains, en appelant sur lui l'Esprit saint, qui descend sur ce corps purifié et béni (8). Il est alors admis à prier avec ceux qui sont maintenant ses frères. Tertullien nous montre les nouveaux baptisés sortant du baptême et faisant pour la première fois le geste de la prière dans l'église : « ... primas manus apud Matrem cum fratrïbus aperitis » (20). Hors de l'Église pas de baptême. Il n'y a, en effet, qu'un baptême, comme il n'y a qu'une Église, comme il n'y a qu'un Christ. Les hérétiques n'ont pas le