‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 14 sur 216 · TAcrr. Ânnal.xy, M · texte numérisé non relu

TAcrr. Ânnal.xy, M

encore à Kome^ L'expansion du christianisme ne s'est pas produite ainsi à l'improviste. Mais ce qui est vrai, c'est que le christianisme est, vers 64, apparu comme distinct du judaïsme.

La législation romaine ne connaissait pas la liberté des cultes. Tertullien parle d'une vieille loi, « çetus decretum » , qui interdisait à l'empereur de consacrer aucun Dieu sans l'approbation préalable du Sénat ^ . Tertullien fait peut-être allusion à la loi citée par Cicéron : « Separatim nemo hahessit deos , nes>e novos siveadyenas nisi publiée adscitosprivatimcolunto »^ . L'interdiction donc atteignait jusqu'au culte domestique. La tolérance pratique était grande, moins par irréligion que par crainte d'irriter des dieux inconnus en sévissant contre leurs adeptes. Mais le christianisme, précisément parce qu'il fut considéré par les païens comme un athéisme *^ ne pouvait compter sur cette tolérance. La profession chrétienne futlongtemps un risque héroïque, autant qu'un acte de foi, et l'on ne comprend pas le caractère du christianisme des trois premiers siècles, si on ne l'envisage pas comme une exhortation au martyre^ . Mais, avant l'an 64, il se propagea sous la protection des lois qui protégeaient ^ judaïsme, avec qui on le confondait jusque-là.

En preuve de la confusion primitive du judaïsme et du christianisme, on peut citer un fait rapporté par Suétone, dans sa Vita Claudiï, en ces quelques mots : « ludaeos impulsore Chresto adsidue tumultuantes

1. Cf. l'ERTCLL. Adn. Praxean, 1 : • [Praxeas] aliqnamdiu per hypocrisin subdola vivacitate latilavit, et nunc denuo erupit. » a. TERTi'i.L. Apolog. S.

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