‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 150 sur 216 · In Mat. Comment, ser. 24 (XIII · texte numérisé non relu

In Mat. Comment, ser. 24 (XIII

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Sanctiftcantur per verbum Dei et orationem [I Tim. ii, 5] . . . Per orationem autem non cuiuscunque sanctiJBcantur, sed eorum qui levant puras manus sine ira et disceptatione [irim. iY,8y.

Est-ce donc, demandons-nous encore, que l'impureté des mains et des cœurs des prêtres et des évêques rendrait inefficaces les sacrements qu'ils administrent? Les Donatistes ne pourraient-ils pas revendiquer Origène comme un précurseur* ? Qu'on lise plutôt son commentaire du Tibl dabo claves regni caelorum.

Cette promesse a été faite à Pierre, « et à quiconque est Pierre' ». Celui-là est digne de recevoir les clés, qui est « fortifié contre les portes de l'enfer de telle sorte (Ju'elles ne prévalent pas contre lui » , de telle sorte qu'il « puisse ouvrir ces portes à ceux qui ont été vaincus par elles » . Le Seigneur « donne à ceux contre qui ces portes n'ont pas prévalu autant de clés qu'ils ont de vertus ».

Mais comme ceux qui revendiquent la dignité de l'épiscopat '> se fondent sur cette parole, comme Pierre, pour dire qu'ils ont reçu du Sauveur les clés du royaume des deux, et, partant, que ce qu'ils lient, c'est-à-dire ce qu'ils condamnent, est lié dans les deux, et que ce qui reçoit d'eux sa rémission est délié dans les cieux^, — nous dirons qu'ils parlent sainement, à condition qu'ils fassent l'œuvre pour laquelle il a été dit à Pierre : < Tu es Pierre », et s'ils sont tels que sur eux le Christ bâtisse l'Église et qu'à eux vraiment cette parole puisse s'appliquer. Les portes de l'enfer,

i. Comment, in Rom. ix, 42 (XIV, 1249).

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