HUET, Origeniana, qu. xiv (P. G. t. XVII, p
3. Comment, in Mat. xu, 14(xni,1012) cXéXex-cai T(j) Ylhptp xat Ttavxi
Il£Tp(|> xtX.
4. Ibid. (101S) : ol xàv touov tîjç iitioxoTt^ç éxSixoùvxei;.
8. Ibid. : xà ÛTT* aÛTÙv dteediv slXtif^ra. Le mot àçeaiv implique HU'il s'agit de péchés.
ORIGÈNfi ET L'ORTHODOXIE GRECQUE. 351
en effet, ne doivent pas prévaloir sur celui qui veut lier et délier. Car, s'il est lui-même lié des liens de ses fautes, c'est en vain qu'il lie et délie * .
Cela ne revient-il pas à dire que l'évêque, s'il est pécheur, exerce ineffici^««tt«ût le pouvoir des clés sur les pécheurs^?
L'Église est en possession de la foi droite'. Les hérétiques portent le nom de chrétiens, ils se vantent de donner un enseignement qu'ignorent ceux qui sont d'Eglise (çfMae latere ab ecclesiasticis dicunt) : ils sont en réalité des voleurs et des adultères, des voleurs qui dérobent les vases du temple, des adultères qui souillent de leurs erreurs les chastes dogmes de l'Église [casta et honesta Ecclesiae dogmata)*. Nous nous appliquons à entendre l'Ecriture, non pas comme Basilide , que nous abandonnons à son impiété, mais « secundum pietatem ecclesiastici dogmatis'^ «.Nous
1. Ibid. : el 8è «reipaîi; twv &!i«prr|(id(t(i>v aCixoO l(TçiYXT«t, (witriv xai SE(T(xeî %9X Xuet.
2. Voyez De orat. 28 (xi, 5S8), une conQrmation nouvelle de cette induction. A pouvoir remettre les péchés commis contre Dieu, il n'y a que celui qui est • inspiré par Jésus comme les apôtres »(â(XTrveu(j6eiç OiràTOÛ 'ÏTiffoù cî); ot àji(5«r:oXot, allusion à loa. xx, 23 : Accipite Spiritumianctum, quorum remiseritis, etc.), celui aux œuvres de qui on connaît qu'il a reçu le saint Esprit, qu'il est devenu spirituel (<S>i: XwpTQffotç 10 TCVEÙjia To &'>(^o•^ xal ye^oiiEVo; iive\j(iaTix6;). Le peavoir de remettre les péchés commis contre Dieu appartient • aux apôtres et aux pontifes semblables aux apôtres selon le grand pontife ». Allusion à Heb. v, 1. Suit le passage célèbre où Origéne s'étonne que des évéques s'arrogent le droit de remettre les péchés d'idolâtrie, de fornication et d'adultère. — Cf. In psalm. xxxvii homil. i, l(\U, 1369 et 1371).