In Exod. homil. a, 3 (XII, 36S
A. Comment, inloa. xxxii,9 (XIV, 784).
sans en expliquer la cause ni le mode, pour laisser aux amis passionnés de l'étude et de la sagesse, dans les temps à venir, une matière où ils pourraient s'exercer avec fruit*. » C'est poser le principe de la distinction des deux domaines, celui de la révélation et celui de la théologie entendue au sens scolastique. La distinction n'est pas moins précise du domaine de la philosophie naturelle, dont l'enquête est logiquement préalable à l'étude que le chrétien fait des Ecritures ^, et du domaine du mystère, qui dépasse en dernier ressort la capacité de toute intelligence créée ^.
Ces distinctions posées, Origène n'accepte pas que des adversaires comme Celse accusent le christianisme d'être la religion des ignorants. Et quand il en serait ainsi, ajoute-t-il, « je te réponds que, dans la mesure où je le puis, je travaille à rendre meilleurs [et à éclairer ces ignorants], et je n'accepte pas que la chrétienté soit constituée par eux : je cherche plutôt des [intelligences] alertes et aiguisées, capables d'entendre l'explication des énigmes et de voir clair dans l'obscurité de la Loi, des Prophètes, des Évangiles '• . »
Il n'y a rien d'arcane ou de secret dans l'enseignement ecclésiastique, contrairement à ce qu'affirme Celse : nous enseignons à ceux qui viennent à nous, dès l'abord, le mépris des idoles et nous les amenons à vénérer le créateur unique, Dieu : puis nous leur montrons par les prophéties que Celui qui avait été prophétisé est venu, ainsi qu'en témoignent les Evangiles et les écrits des apôtres^. Le peuple est initié au rudiment baptismal, qui n'est pas communiqué à