In Gon. homil. xii, r> (XII
en subordonnant cette expansion à la discipline de la praedicatio ecclesiastica, La pàque n'était pas mangée par qui n'était pas d'Israël : les esclaves que le Juif avait achetés, ou ceux qui étaient nés dans la maison, ne pouvaient participer à la pâque domestique que s'ils étaient circoncis. Ces prescriptions s'entendent allégoriquement de nos connaissances : les unes sont nées dans notre maison et sont le fruit de notre esprit, les autres sont acquises et viennent du dehors : les unes et les autres doivent être circoncises, car aucun étranger n'a droit à la pâque, entendez par étranger quiconque admet un dogme étranger^.
Nul n'a parlé avec plus d'éclat qu'Origène de la culture grecque, mais comme il l'oppose à la vérité que recèle l'Ecriture inspirée de Dieu 1 Le lingot d'or que dans le sac de Jéricho s'approprie l'israélite Achan, contre l'ordre de Josué, est quelque chose comme l'art des philosophes et des rhéteurs et comme les « perçersa dogmata » auxquels ils savent donner tant de séduction. Si tu dérobes ce lingot d'or, si tu le caches dans ta tente, « si introduxeris in cor tuum ea quae ab eis asseruntur, pollues omnem Ecclesiam Domini. Hoc fecit infelix Valentinus, et Basilides, hoc fecit et Marcion haereticiis : furati sunt isti linguas aureasde lericho, et philosophorum nobis non rectos in ecclesias introducere conati sunt sectas, et polluere omnem Ecclesiam Domiîii^ ».
L'Église étant en possession de la foi droite, un mot doit suffire à qualifier les hérétiques : ils sont les itepoSo^oi, ceux qui pensent autrement que l'Eglise. Origène a une prédilection pour ce terme expressif,