Selecta in Exod. (XII
a. In les. Nave homil. vii, 7 (XII, 863). Une pensée analogue est exprimée par saint Hippolyte, PhUosophoumtna, préface da livre I.
380 r;r:GLiSE naissante et le catholicisme.
qui dans son lexique s'oppose à l/vxXYidiadTixoç *.
Chaque jour les hérésies s'exercent à attaquer la foi ecclésiastique, « inquirentes quomodo dogmata veritatis infringant ». Leurs sectateurs y mettent toute leur acuité et toute leur érudition, n perspicaces et argumentosi sunt in falsa scientia ». Tel Marcion, tel Basilide , tel Valentin, « vel ceteri auctores pravoruni dogmatum ^ ». Chez eux (Marcion mis à part) rien d'une église quelconque : on ne peut parler que d'écoles, « schola Valentini et Basilidis^ ». L'Eglise étant la maison de Dieu édifiée par les « ecclesiastici qui in Ecclesia sunt magistri », les écoles des hérétiques sont de mauvais lieux : « Haeretici aedificant lupanar in omni via, ut puta magister de officina Valentini^ magister de coetu Basilidis, magister de tabernaculo Marcionis "•... » Je prie qu'on souligne la vigueur sarcastique de ces derniers mots, qui font penser à la manière de Tertullien.
Chaque fois, dit Origène, que les hérétiques proposent de discuter sur les Ecritures canoniques, celles qui sont reçues unanimement de tout chrétien, nous pourrons examiner leurs dires : « Sed nos illis credere non debemus, nec eosire a prima et ecclesiastica traditione, nec aliter credere nisi quemadmo-
1. In Luc.homil. xvi (xni, 1841) : < Ego vero quia opto esse ecclesiasticus, et non ab hacresiarcha aliquo sed a Christi vocabulo nuncupari [christianus]. • Cf. In Mat. comment, ter. 33 (XIH, 1G43) : • UtiDam soli qui extra Ecclesiam sunt seducerentur... Nunc autem ipsi qui profltentur se ecclesiasticos esse de necessariis quibusquc capitulis falluntur et seducuntur. » Cf. Contra Cela, vt, 37 (XI, 1353) :
2. Comment, in Rom. vui, 8 (XIV, 1181). /n Levit. homil. iv, S (xii, 438),
3. Comment, in Rom. vm, 11 (XIV, 1191). Cf. Periarchon, ii, 8 (XI, 220).
4. In Ezech. homil. vm, 2(xni, 730). La traduction latine est de saint Jérôme. Origène s'exprime ailleurs encore sur le même sujet «vec la même vivacité. Periarchon, a, 9, 6 (XI, 230); id. 10, 2 {id. 231)-
diim per successionem Ecclesiae Dei tradiderunt nobis » ^ . Telle est la tradition, celle qui remonte à l'origine, celle que les églises ont conservée en l'authentiquant par la succession de leurs évêques. De plus, cette tradition est partout la môme : « Veritas enim similis est fulguri egredienti ah Oriente^ et apparenti usque ad Occidentem, qualis est veritas Ecclesiae Dei : ab ea enim sola sonus in omnem terram, exivit » ^. A quelle hérésie s'appliquera ce critère ? Est-ce à la doctrine deMarcion, aux « traditiones Valentini, » à la « longa fabulositas » de Basilide, ou à Apelle qui contredit saint Paul 3?
Donc on ne saurait mieux comparer la doctrine des hérétiques qu'à de la fausse monnaie :
Ego puto quod Valentîm sermo numana pecunia esi et reproba, et Marcionis et Ba^ilidis pecunia humana est et reproba, et omnium haereticorum sermo non est probata pecunia, necdominicam intègre in se habetfiguram, sed adulteram, quae, ut ita dicam, extra monetam ita figurata est quia extra Ecclesiam composita est ''.