‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 161 sur 216 · In Num. homil. ix, 4 (Xll, OM · texte numérisé non relu

In Num. homil. ix, 4 (Xll, OM

parle là expressément de la « divinae vindictae ultio » et des « iudicia Dei », comme plus haut il parlait déjà du même « iudicium Dei ». Ce jugement divin précède l'examen et conduit le jugement prononcé par les chefs des églises, il le motive : les princes des églises déterminent et appliquent l'enseignement divin de l'Ecriture, Les encensoirs d'airain de Coré, de Dathan, d'Abiron, figurent la sainte Écriture, en effet; par là s'explique que Moïse les attache à l'autel des holocaustes comme la propriété de Dieu. Aux hérétiques appartient le feu allumé dans les encensoirs, les interprétations étrangères à la pensée de Dieu et contraires à la vérité, encens que le Seigneor repousse.

Et ideo forma ecclesiarum sacerdotibus datur, ut, si quando taie aliquid fuerit exortum, ea quidem quae a veritate aliéna sunt ab Ecclesia Dei penitus abstrudantur^.

Aux évêques donc il appartient de sauvegarder l'Écriture contre les sens erronés que veulent y introduire les hérétiques comme Marcion, Basilide et leurs pareils : cette élimination de l'erreur est elle-même ma progrès de la vérité.

Si doctrina ecclesiastica simplex esset, et nullis intrinsecus haereticorum dogmatum assertionibus cingeretur, non poterat tam clara et tam examinata videri fides nostra. Sed idcirco doctrinam catholicam contradicentium obsidet oppugnatio, ut fides nostra non otio torpescat, sed exercitiis elimetur '.

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