Id. i
4. Id. i : «... accipiat sententiam quam prior dixit, ut abstentum se • nobis sciât. » Cyprien, quoique séparé à ce moment de son clergé et de son peuple, prononce l'excommunication de Felicissimus. La sou-
Il est vrai qu'en se découvrant ainsi Felicissimus trahissait une arrière-pensée : l'élection de Cyprien au siège de Carthage ne s'était pas faite sans opposition : les opposants se retrouvaient dans la faction de Felicissimus. Cyprien hardiment put y dénoncer ce qu'il nomme les « antiqua illa contra episcopatiim meum i>enenaT», et « veterem contra nos impugnationeni * ». Mais il ne s'arrête pas longtemps à faire ce procès de tendance à Felicissimus et aux quelques prêtres carthaginois qui sont avec lui : il entend que la cause soit circonscrite à la question des lapsi et au principe indiscutable qui domine le débat : réconcilier les lapsl sans pénitence c'est aller contre l'Evangile, c'est a ecclesiae pudicitiam corrumpere et veritatem euangelicam violare ^ ». — Puis quelle réconciliation peuvent donner des prêtres qui sont hors de l'Eglise? Cyprien touche là à im autre argument que nous retrouverons dans le De unitate, c'est à savoir que hors de l'Eglise il n'y a ni sâci-ifice. ni sacerdoce, ni réconciliation '.
La faction des lapsi de Carthage escomptait l'appui de Rome et surtout de l'évêque qu'on ne pouvait manquer d'élire bientôt : un des prêtres carthaginois rebelles fut expédié à Rome pour y travailler à l'élection d'un pape qui romprait avec Cyprien et qui rereconnaîtrait le compétiteur qu'on lui préparait sans
venineté épiscopale s'afflnne dans cette sentence. Mais Cyprien ne prononce pas l'excommanication sans espoir de rémission.