‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 185 sur 216 · Epislul. uai · texte numérisé non relu

Epislul. uai

3. M. S : « Pacem nunc offerant qni ipsi non habent pacem, nec ecclesiam lapsoa reducere et revocare permittunt qui de ecclesia recessorunt. Dens nnos e8t,etChristus uniis, et una ecclesia, et cathedra una ?uper Petruin Domini voce fundata. Aliud altare coDsîitui, aut saccrclotiani novnm fieri, praeter unum altare et unum sacerdotiam non potest. *

doute^ Ces intrigues furent déjouées. L'élection del'évêque romain eut lieu vers la mi-mars (251), le prêtre Cornélius fut élu qui était étranger à ces querelles. La faction romaine que cette élection déconcertait commença par murmurer; puis elle passa aux actes, et, en dépit de la légitimité de l'élection de Cornélius, élut son concurrent malheureux, le prêtre romain Novatien. Saint Cyprien ne pouvait hésiter : l'élection de Cornélius était reconnue, celle de Novatien au contraire était faite envers et contre l'église légitime, « contra ecclesiam catholicam ^ » . Et comme des émissaires de Novatien cherchaient à recruter des partisans parmi les chrétiens de Carthage, Cyprien les sépara de sa communion et en informa aussitôt le pape Cornélius. En même temps, deux évêques africains étaient dépêchés à Rome pour aider à réduire le schisme et ramener les Romains qui faisaient scission, à l'unité de l'église qui à Rome était seule catholique, « ut ad catholicae ecclesiae unitatem scissi corporis membra componerent^ ». Cyprien considérait comme un devoir de travailler de toutes ses forces à restaurer l'unité qu'il voyait brisée à Rome. Il écrit à Cornélius :

Hoc enim vel maxime, frater, et laboramus et laborare debemus ut unitatem a Domino et per apostolos nobis successoribus traditam quantum possumus obtinere curemus, et quod in nobis est balabundas et errantes oves, quas quorumdam pervicax factio et haeretica temptatio a matre secernit, in ecclesia colligamus *.

Saint Cyprien, en s'exprimant ainsi au sujet du schisme de Rome, rappelait les arguments dont il s'était naguère servi au sujet de la faction de Felicis-

\. Dlciieske, Hist. anc. t. I, p. 407-408. i2. Epistul, xLiv, 1.

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