Epistul. ui
3. Ibid. : « Idem est Novatus, qui apud nos primum discordiae incendium seminavit, qui quosdam istic ex fratribus ab episcopo segregavit... Ipse est qui Felicissimum satellitem suum diaconum nec permittente me... constituit. » Novatus gagne Rome, et ■ quoniam pro magnitudine sua debeat Carthaginem Roma praecedere, illic maiora et graviora commisit : qui istic adversus ecelesiam diaconum fecerat, illic episcopum feeit ».
On a conjecturé qu'il avait été lu au concile de Cartilage, en mai 251, et on a inféré cette supposition du passage où Cyprien dit : « Qiiam unitatem tenere firmiter et vindicare debemus, maxime episcopi qui in ecclesia praesidemus * . » L'hypothèse est plausible, à la condition de ne pas exclure le clergé et le peuple de Carthage de cette première audition du De unitate ''*. En toute hj'pothèse, le De unitate ne visait pas le cas de Felicissimus, sur lequel Cyprien s'était largement expliqué avant le concile et au jugement duquel nous avons vu qu'il ne prit point part durant le concile. Mais nous avons vu aussi que des émissaires de Novatien avaient travaillé à Carthage à recruter des partisans à leur cause, que Cyprien les avait excommuniés, qu'il avait dépêché deux évêques africains à Rome pour aider Cornélius à réduire le schisme de Novatien : quoi d'étonnant qu'il y voulût aider par un traité où il exposait les principes de Carthage? Ce livre éclairerait les Carthaginois, si besoin était; il serait plus encore apprécié des Romains, pour qui surtout iV était écrit».
Nous pouvons venir à l'analyse du De unitate eccle- »iae.
Le devoir de tout chrétien est de se défendre contre les ruses du démon, qui se renouvellent avec les circonstances elles-mêmes. Naguère encore le démon avait pour séduire les hommes l'idolâtrie : aujourd'hui les idoles sont délaissées, les temples désertés,