Tillemont, t. IV, p. 105. Bensos, p
3. T. A. Lacey, Unity and Schism (Londres 1917;, p. m-187, nous apprend qu'il était arrivé à la même conviction que Dom Chapman, indépendamment de lui, et je constate qu'il était arrivé pareillement à la même conviction que moi sur l'antériorité du texte À.
Nous avons vu l'accord de Cyprien et du pape Cornélius et comment l'évêque de Carthage, par son livre De unitate ecclesiae, avait le dessein de venir en aide à l'église de Rome. Ace moment précis, c'est à savoir au lendemain du concile de Carthage de mai 251, un nuage s'éleva entre les deux évêques.
Félicissimus, qui était parti pour Rome, avait saisi le pape Cornélius d'une plainte contre la légitimité de l'épiscopat de Cyprien, et Cornélius avait estimé de son devoir de prendre cette plainte en considération. Nous le savons grâce à la lettre, pleine de dignité, que Cyprien écrit à Cornélius pour lui reprocher de s'être laissé impressionner par des factieux. Cyprien ne reproche nullement à l'évêque de Rome de s'immiscer dans une cause intérieure à l'église de Carthage : le principe si hautement posé et pratiqué par Cyprien de la solidarité des églises, autorisait en effet à ses yeux la sollicitude de Cornélius. Cyprien se plaint que cette sollicitude ait été éveillée par des intrigants sur des griefs indignes d'attention. Oui, le parti de Félicissimus a installé un faux évêque à Carthage, Fortunatus (un des prêtres carthaginois que nous avons vus s'agiter dès le début), mais le schisme carthaginois ne valait pas la peine qu'on s'en occupât à Rome . « Non ea res erat quae in notitiam tuam deberet fe-
sîinato statim quasi magna aut metuenda perferri î>, dit Cyprien au pape, «... nec de hoc tihi scripserani^ quando haec omnia contemnantur a nobis ^. »
A lire attentivement la lettre très habile de Cyprien, on devine que la sollicitude de Cornélius pour l'église de Garthage lui pèse un peu. Quel dessein ont eu ces intrigants? Ils passent la mer, ils s'adressent à la chaire de Pierre, à cette « ecclesia principalis » d'où l'unité du sacerdoce est sortie, alors qu'ils n'ignorent pas que tous les évêques africains sont d'accord pour vouloir que les causes soient instruites sur place, que les évêques régissent et gouvernent la part de troupeau qui leur est assignée, et rendent compte à Dieu de leur administration.
Navigare audent et ad Pétri cathedram atque ad ecclesiam principalem 2 unde unitas sacerdotalis exorta est ' ab schismaticis et profanis litteras ferre?... Mam cum statutum sit ab omnibus nobis, et aequum sit pari ter ac iustum, ut uniuscuiusque causa illic audiatur ubi est crimen admissum, et singulis pastoribus portio gregis sit adscripta quam regat unusquisque et gubernet, rationem sui actus Domino redditurus, oportet utique eos... agere illic causam suam ubi et accusatores habere et testes sui criminis possint, nisi si paucis desperatis et perditis minor videtur esse auctoritas episcoporum in Africa constitutorum, qui