‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 192 sur 216 · Epistul. ux · texte numérisé non relu

Epistul. ux

2. Ces deux mots célèbres, « ecclesia principalis », s'entendent de l'églWse romaine où Cyprien reconnaît la « Cathedra Pétri ». Nous croyons que principalis doit être compris dans le sens qu'Irénée donne à principalitas. Voyez plus haut, p. 231-252.

3. On a voulu voir dans ces mots un indice que les églises d'Afrique avalent été fondées par l'église romaine. En réalité, l'obscurité est absolue sur les origines de l'église de Garthage et des églises africaines. DucHESNE,ff»s<. anc. 1. 1, p. 392. Nous croyons que Cyprien rappelle ici la considération qu'il a fait valoir ailleurs, que l'église fondée par Jésus Christ sur Pierre est l'église dont toutes les autres sont sorties.

LÉCMSE NAISSANTE. 2'.»

de illis iam iudicaverunt... lam causa eorum cognita est, iam de eis dicta sententia est, nec censurae congruit sacerdotum raobilis atque inconstantis animi levitate reprehendi*.

L'affaire de Felicissimus a été instruite et jugée à Carthage par les évêques d'Afrique : si l'appel à Rome de quelques clercs condamnés peut faire échec à une sentence aussi grave, c'en est fait de l'autorité de l'épiscopat : « Actum est de episcopatiis rigore et de ecclesiae gubernandae sublimi ac divina pote^ State » ^.

L'émoi de Cyprien dans sa propre cause le rend évidemment injuste pour la compétence de Rome.

« Le concile d'Afrique, écrit M'f'" Duchesne, était devenu une institution régulière. Nous voyons, par les lettres de saint Cyprien, que, sauf les temps de persécution, il s'assemblait au moins une fois l'an, au printemps, et quelquefois à l'automne. Ces grandes assemblées périodiques contribuaient beaucoup au maintien et à l'uniformité de la discipline. Elles étaient célèbres en dehors de l'Afrique, et la réputation de l'homme illustre et sage qui en était l'âme ajoutait encore à leur considération'. » A l'au-

1. Epistul. ux, 44. Le texte • minor videtur esse auctoritas episeoporum in Africa constitutorum » implique que, aqx yeux ie Felicissimus, la compétence de Rome est supérieure à la compétence du concile d'Afrique, en ce sens qu'on peut en appeler à Rome d'une sentence du concile d'Afrique.

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