Id
s. /<{. s : < In ordinationibus sacerdotum non nisi immacolatos et Intègres antistites eligere debemus, qui sancte et digne sacrificia Deo offerentes audiri in precibus possint quas faciunt pro plebis dominicae incolumitate... Kos oportet ad sacerdotium Dei deligi quos a Deo constat audiri. •
3. Id. 3. Cyprien (BpistuL ux, 5) appliqae aux évêques hérétiques le texte d'Osée : Sacrificia eorum tamquain pani» Iu«(us, omnei qui manducantta contatninabuntur.
454 L'ÉGLISE NAISSANTK ET LE CATHOLICJSME.
ubi sanctus Spiritus non sit, nec cuiquam Dominus per eius orationes et preces prosit qui Dominum ipse violavit^ ». Cyprien confond la licéité et le pouvoir d'ordre : un évêque, si pécheur qu'il puisse être, ne perd pas le pouvoir de consacrer valideraent l'eucharistie et d'offrir validement le sacrifice : l'Eglise ne peut lui retirer que le droit d'exercer ce pouvoir, et telle est la doctrine professée à Rome, ainsi qu'en fait foi une décision du pape Calliste^. Cyprien, au contraire, s'exprime de telle sorte que l'on peut conclure de son langage que l'évêque, ayant par son indignité perdu le saint Esprit, perd par suite le pouvoir d'ordre'.
Peu après l'affaire des deux évêques espagnols, on reçut à Carthage coup sur coup deux lettres de l'évêque de Lyon, Faustinus, au sujet du refus que faisait l'évêque d'Arles, Marcianus, de se ranger à la décision prise par l'épiscopat universel en 251 sur la réconciliation des lapsi : Marcianus tenait pour le rigorisme de Novatien. L'évêque de Lyon, d'accord avec « ceteris coepiscopis nostris in eadem provincia constitutis », avait dénoncé Marcianus à Rome en même temps qu'à Carthage, comme un évêque qui se séparait « a catholicae ecclesiae çeritate » et « a corporis nostri et sacerdotii consensione », pour embrasser « haereticae praesumptionis durissimam pravitatem » *.
i. Epistul. Lxv, 4.