‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 198 sur 216 · Epistul. Lxix · texte numérisé non relu

Epistul. Lxix

2. Id. 7. Il y a équivoque ici entre la rémission baptismale et la rémission pénitentielle. — r,a mention ae TEglise dans le symbole baptismal est attestée par Tertullien et par Marcion. Hahn, p. 387.

SAIiNT CYPRIEN ET ROME. 461

Allons plus loin : les hérétiques et les schismatiques, parce qu'ils sont indociles à l'Église et qu'ils s'obstinent dans leur indocilité, montrent qu'ils n'ont pas le saint Esprit. Supposé donc qu'ils puissent baptiser, ils ne pourraient pas donner le saint Esprit, Mais c'est trop peu dire : qui n'a pas le saint Esprit ne peut même pas baptiser {id. 10). Car le baptême remet les péchés, et les péchés ne sont remis que par qui aie saint Esprit, en vertu du texte : Accipite Spiritum sanctum, si cuius remiseritispeccata,remittentur ei {loa. xx, 22). Or les hérétiques et les schismatiques ne donnent pas ce qu'ils n'ont pas : « Cuncti haereticiet schismatici non dant Spiritum sanctum » ^ . L'Eglise seule possède le saint Esprit.

Gyprien avait exprimé et défendu son sentiment dans la lettre à Magnus : il fit prévaloir ce sentiment dans le concile d'Afrique qui se tint à l'automne de 255, et dont la lettre synodale est de sa main. Elle est adressée à dix-huit évêques de Numidic qui ont, par lettre, posé au concile assemblé à Carthage la question de la validité du baptême des hérétiques. Ces évêques numides, impressionnés par l'usage contraire suivi à Rome, avaient évidemment des difficultés sur la légitimité de l'usage suivi en Afrique''.

Gyprien commence par constater que les évêques de Numidie, qui ont interrogé le concile, observent ce que Gyprien appelle « veritatem et firmitatem catholicae regulae », savoir le principe de la nullité du baptême des hérétiques. Il fait valoir ensuite, argument qu'il n'avait pas énoncé dans la lettre à Magnus, que ce principe n'est pas nouveau, puisque depuis longtemps il a été posé par les évêques

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