Fabu, p. 324-336. Ces archives étaient impénétrables
DISPERStON ET CHRÉTIENTÉ. 3S
décisions importantes prises par les empereurs, les magistrats, le Sénat, dans des énumérations qui sont comme des titres de lois ajoutés à la file et empruntés textuellement sans doute aux Acta diurna populi; Suétone n'établit aucune connexion entre les poursuites intentées aux chrétiens et l'incendie de l'an 64. Mais, de plus, Suétone rapporte que les chrétiens ont été punis des derniers supplices, « vu qu'ils pratiquaient une religion nourelle et malfaisante », ce qui est, non point une divination littéraire, mais une espèce juridique. Enfin cette mention figure dans une de ces énumérations de lois si familières à Suétone : cette loi n'est point donnée comme un indice de la cruauté de Néron, mais comme une des quelques bonnes lois édictées par le prince, lois sévères ou nouvelles qui font honneur à son règne, car ce sont des lois réformatrices ou préservatrices des mœurs publiques, loi contre le luxe, loi contre les cabarets, loi contre les chrétiens, loi contre les cochers, loi contre les mimes, loi contre les faussaires... C'est dire que la prohibitien du christianisme faisait l'objet d'une loi spéciale :
Multa sub 80 [Néron ej et animadversa sever« et coercita nec minus instituta : adhibîtus sumptibus modus; publicae cenae ad sportulas redactat ; interdictum ne quid in popinis cocti praeter leguminaautholera veniret, cum antea nullum non obsonii genus proponeretur ; adflictl suppliciis christiani, genus hominum superstitionis novae ac maleficae; vetiti quadrigariorum lusus, quibus inveterata licentia passim vagantibus fallere ac furari par iocum ius erat; pantomimorum factiones cum ipsissimul relegatae; adversus falsarios^..