‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 205 sur 216 · Dogmengeschichte, t. I, p · texte numérisé non relu

Dogmengeschichte, t. I, p

S. Epïslul. Lxxv, 1,3, 24, 2S.

3. Sur la question de la réconciliation des lapsi et dn scbisme novatien.

♦. Au sortir de la persécution de Déce.

5. EusEB. H. E. vu, 5, 1-2 (Feltok, p. 44) : àYoXXtôvrai ■redtvxeç uav- Ta-/ov -qi ôt/ovotqt xaî çiXaôeÀoc^. Cf. le fragment syriaque de la même lettre (Filtok, p. 417) : < ... in order that we may be in agreement one

quez que cette unanimité est celle qui vient d'exclure les Novatiens du catholicisme. Il faut lire une à une les Sententiae des quatre-vingt-sept évêques du concile d'Afrique de 256, pour découvrir quelle place tient, avec la détestation de l'hérésie et du schisme, le sentiment profond de cette unité dans l'âme des évêques des plus chétives églises de Numidie ou de Mauritanie, Mascula, Girba, Buruc, Cuicul^

On dénature ce sentiment lorsqu'on l'assimile à l'impérialisme. Car la confédération de toutes les églises, confédération visible s'il en fut et hiérar- "3iique, n'a pas d'analogie avec l'Empire, lequel n'est pas une confédération spontanée de cités et de municipes. — La distribution géographique des églises dans l'Empire, leur groupement autour des métropoles, est indépendant des cadres de l'administration impériale. — Puis, le catholicisme déborde les frontières de l'Empire romain du côté de l'Orient. Denys d'Alexandrie mentionnait plus haut les églises de Mésopotamie comme unies à r6(ji<5vota de toutes les autres églises : Eusèbe, cinquante ans plus tard, parlera de chrétiens de Perse, de Médie. de Parthie : dès

to another, churches to chnrches, bishops to bishops, priests to priests. »

1. Voyez les Sententiae, A (Gaecilius de Biltha),3 (Primus de Misgirpa], 5(NemesianusdeThubuDas:<...haecomDia Ecclesia catholica loquitui > • nisi in Ecclesia catholica quae est una salvi esse non possunt >), 10 (Monnulus de Girba : « Ecclesiae catholicae matris nostrae Veritas semper apud nos, fratres, et mansit et manet »), 14 (Théogène d'Hippone « unum baptisma quod est in Ecclesia sancta >), 17 (Fortunatus de Thuccaboris), 26 (Félix d'Utina : « sinum matris Ecclesiae »), 27 (Quie tus de Buruc : « ...vitall baptismale quod in catholica Ecclesia est »), :« (Félix de Bamaccora : ■ ...Ecclesiae nostrae adyersarii »), 37 (Vincentius de Tbibnris : « Haereticos scimus esse peiores quam ethnicos >), 4-1 (Pclagianus de Luperciana : • Aut Ecclesia Ecclesia est, aut haeresis Ecclesia est... >), 46 (Félix de Marazana : < Una fides, unum baptisma, sed ecclesiae catholicae cui soli licel baptizare »), 60 (Rogatianus de Nova : • Ecclesiam Christus instituit, haeresim dlabolus »). 79 (Clarus de Mascula). cf. m«ncsi.us., t. II «. 64 etsuiv.

la fin du second siècle, Pantène a prêché l'érangile dans rinde, ce qui s'entend, soit de l'Arabie du Sud, soit du royaume d' Axoum * . Le catholicisme est bien plus près par cette dispersion de ressembler au judaïsme'. 11 s'élève, comme le judaïsme, comme le stoïcisme, au cosmopolitisme. Qui dit catholique, dit universel, et se place, comme Dieu, dans une catégorie où il n'y a plus de distinction de races et de royaume '.

Ce sentiment, ce sens ecclésiastique, cet amour de l'unanimité dans la catholicité est une énergie historique pleinement en activité au moment de la controverse baptismale. Si l'on n'a pas tenu rigueur plus tarda saint Cyprien d'avoir erré sur bien des points, c'est que personne n'avait parlé comme lui, pas même saint Irénée, de l'unanimité de l'Eglise et de la concorde des évêques. La controverse par lui soulevée sur la validité du baptême des hérétiques, pouvait rester ouverte et paraître indécise encore à bien des évêques : la subordination des dissentiments au devoir d'être unis, et le sentiment que ce devoir était audessus de tout, — « Salvo iure communionis diçersa sentire », dira un jour Augustin, — était assez fort pour résoudre pratiquement tous les conflits, au temps de Cyprien comme au temps d'Irénée. On s'étonne que les critiques protestants tiennent si peu compte de cette énergie historique, qui n'est pas seulement une grande idée, les idées sont muettes et

1. Harmack, Mission, t. H, p. IM et sniv. Ddchesme, < Les missions chrétiennes au sud de l'empire romain », dins Églises séparées, p. î83-

2. Se rappeler que les chrétiens font aux Romains figure d'une race, exactement comme les Juifs. Celse parle de 8ià ■zh 'touSaioov xal xpiffTicvwv Y^vo;. ûRiGEN. Contra Celsum, m. 83.

Page 1