‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 24 sur 216 · ECSEB. l. c · texte numérisé non relu

ECSEB. l. c

3. IvsTiN. Dialog. xvii, 1 et cviii, i. Cf. Acta loanni», 3 (éd. Bonnet, p. 153), la prétendue lettre des Juifs à Domilien.

près de Pilate ^ . Le dire de Justin n'a donc pas la valeur d'un fait.

Le judaïsme contemporain de l'Evangile et de la première prédication chrétienne n'en a pas moins connu une certaine sorte d'apôtres. Jérusalem communiquait avec les juiveries de la Dispersion par lettres et par messagers. Saint Paul, prisonnier, en arrivant à Rome, mande auprès de lui les principaux d'entre les Juifs de Rome pour se disculper devant eux. Ils lui répondent : « Nous n'avons reçu de Judée aucune lettre à ton sujet, et aucun des frèree qui en sont revenus n'a rien rapporté ou dit de défavorable à ton égard ; mais nous voudrions entendre de ta bouche ce que tu penses, car pour ce qui est de cette secte, nous savons qu'elle rencontre partout de l'opposition » {Act. xxviii, 21-22). On doit donc supposer que les Juifs de Rome auraient pu recevoir quelque lettre autorisée leur dénonçant Paul. Mieux que personne Paul savait quel était l'usage des Juifs, lui qui était allé jadis trouver le grand prêtre et lui demander des lettres pour les synagogues de Damas. « Respirant encore la menace et la mort contre les disciples du Seigneur, Saul alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il s'y trouvait des gens de cette croyance, il les amenât enchaînés à Jérusalem ^. » Saul a donc sollicité et reçu une mission des autorités hiérosoly mites, Saul est ainsi une sorte de fondé de pouvoir dépêché par le grand prêtre, et, dans ce sens, il est un aTtoffToXo; juif. Remarquons toutefois qu'il ne porte pas en cette circonstance le nom d'àTid-

Page 1