Mat. xxvii
S. Act. IX, 1-2. Le texte suppose qa'il y a à Damas plusieurs synagogues. Cf. xxu, S et V.XVI, 9-li.
(TToXoç. Et si tant est que pareilles missions aient été à pareille époque souvent données par les autorités de Jérusalem à des Juifs ainsi dépêchés vers des juiveries de la Dispersion, ces missions n'avaient rien que de temporaire et d'occasionnel.
Nous pensons donc, à l'encontre de M. Harnack*, que l'apostolat de la première génération chrétienne n'est pas une institution prise au judaïsme. Essayons de préciser ce que la première génération chrétienne a désigné sous ce nom.
En premier lieu, ce nom a une acception commune, dans laquelle il signifie purement « messager ». Les Philippiens ont adressé des secours à saint Paul et les lui ont fait parvenir par les mains d'Epaphrodite : Paul renvoie Epaphrodite à Philippes, porteur de l'épître aux Philippiens : « J'ai estimé nécessaire de vous envoyer Epaphrodite, mon frère, mon compagnon de travail et de combat, votre apôtre et le serviteur de mon indigence » [Phili. ii, 25). Paul écrit aux Corinthiens qu'il leur envoie Tite et avec Tite deux autres frères. « Pour ce qui est de Tite, il partage [mon labeur] et il est mon collaborateur auprès de vous : pour [les deux autres] nos frères, ils sont apôtres des églises » (// Cor. viii, 23). Le mot apôtre ne semble pas, en ces deux cas, dépasser la signification de courrier, autant dire de serviteur *. En ce sens, saint Jean met sur les lèvres du Sauveur la pa-