Cor. 1, 43-15, Cf. / Cor. iv, i
Christ. 11 n'y a plus ni Juif, ni Grec ; il n'y a plus ni esclave, ni homme libre; il n'y a plus ni homme, ni femme; car vous n'êtes tous qu'un dans le Christ Jésus *. »
Comme les communautés juives se réunissent le jour du sabbat pour les exercices de la synagogue, ainsi les communautés chrétiennes se réunissent ^ : il y a un jour de la semaine consacré à ces réunions ,(/ Cor. XVI, 2). Une réunion, la même vraisemblablement, est destinée à la célébration de l'eucharistie, bénédiction du calice, fraction du pain {/ Cor. x, 16). On dit : se réunir pour manger, entendez manger le repas du Seigneur '. Cette célébration en commun de l'eucharistie est le centre de la vie religieuse nouvelle. Elle est l'expression sensible de son unité, communion au corps du Christ, communion au sang du Christ : « Puisqu'il y a un seul pain, nous formons un seul corps, tout en étant plusieurs, car nous participons tous à un même pain"*, »
Ce culte en commun s'accompagne d'une mise en commun des âmes. Nous l'avons vu déjà pour les charismes, qui se jugent, entre autres critères, d'après le bien qu'ils font à la communauté et l'édification qu'ils lui procurent. Les fidèles ont entre eux cette solidarité nouvelle qui consiste à se mettre moralement à part du monde païen qui les environne. Elle les conduit à repousser quiconque parmi euxmêmes n'est pas fidèle aux obligations de la vie chrétienne. S'il fallait fuir les impudiques ou les ido-