Barnab. Epistul. XIX
3. Eph. IV, 11 : êôcoxev xoù; fièv àitoirroXouç, toù; Sk TtpoçTiiTa;, toù; Sa tvayfsXiatÔLi, toO; Se icoi(xéva{ xai SiSaoxàXouc. Dans ce texte, on peut observer un groupement significatif. En première ligne, saint Paul place les apôtres et les prophètes (comme dans Eph. ii, 20, où les apôtres et prophètes sont le fondement de l'Église). En seconde ligne, Paul place les pasteurs et les didascales. Entre le premier et le second groupe, les « évangélistes >. Les didascales paraissent éne ici subordonnés aux pasteurs. Ensemble, pasteurs et didascales représentent la hiérarchie locale. Comparez I Pet. v, 9 ; 7 Tim. m , S : 5eï Tov iicionoicov ... Stfaxitxov [elvai]) ; 7it. i, 9.
l'éguse naissante. 0
M. Harnack veut que, dans la Didachè, parler la parole du Seigneur soit l'office réservé aux missionnaires itinérants (apôtres, prophètes et didascales) : il rappelle que ces missionnaires n'étaient pas élus par les églises locales, comme l'étaient les épiscopes et les diacres, et c'est très exact ' : mais peut-être M. Harnack n'a-t-il pas donné toute sa valeur à ce fait que, dans la Didachèy l'église locale est juge de la créance à donner à ces missionnaires itinérants. Nous avons vu saint Paul, déjà, s'appliquer à subordonner les charismes, d'abord à la foi reçue, puis à l'édification de la communauté : pareille subordination, plus étroite même, est imposée par la Didachè au ministère de ces missionnaires ^. Quiconque vient et enseigne une doctrine différente de la doctrine reçue, nel'écoutez pas (xi, 2) : quiconque nent, et donc c'est un missionnaire du dehors, et la communauté le juge sur ses paroles. La communauté est devenue le foyer véritable et qui se suffît : ces missionnaires doivent être accueillis, seulement en passant. Les apôtres et les prophètes sont reçus « comme le Seigneur » (xi, 4); mais si l'apôtre s'attarde plus de deux jours, « c'est un faux prophète » (xi, 5) ; et s'il demande, au moment du départ, quelque argent, « c'est un faux prophète » (xi, 6). Car, « quiconque parle en esprit n'est pas prophète, mais s'il a les mœurs du Seigneur : aux mœurs on discerne le faux prophète du prophète » (xi, 8). La Didachè insiste sur les traits auxquels on reconnaîtra les prophètes vrais et les faux prophètes, comme si chaque église courait quotidiennement le danger d'être surprise et exploitée, à la façon dont au temps de saint Jérôme les bons