L'ÉGLISE NAISSANTE. Î
parlé d'une semblaî)le épreuve. Ds doivent avoir montré qu'ils gouvernaient bien leurs enfants et leur propre maison {/ Tim. m, 8-13). L'épiscope, — et tandis que l'épître parlait des diacres au pluriel, elle parle de l'épiscope au singulier, — doit être irréprochable et jouir même de la considération des gens du dehors (à7roT(ôv£^o>66v). Il doit être hospitalier et capable d'enseigner [id. 2). Il doit être désintéressé de l'argent : il doit avoir fait preuve qu'il gouvernait bien sa maison et avait de l'autorité sur ses enfants, car « si quelqu'un ne sait pas gouverner sa propre maison, quelle cure aura-t-il de l'église de Dieu ^ » ?
Les Pastorales sont l'acte d'un apôtre du Christ, qui, voyant sa fin prochaine, confirme les institutions établies dans des églises comme peuvent être celles de Crète ou d'Asie : les institutions établies ont été consacrées par l'autorité apostolique. L'apôtre, avonsnous dit, exprime le sentiment que sa course est achevée (// Tim. IV, 7) : il donne ses instructions à son disciple, qu'il qualifie d'évangéliste [id. 5), mais ce disciple n'aura plus lui-même pour tenir sa place que le presbyterium en chaque église. Quel que soit le rapport existant, à cette date, entre le presbyterium et l'épi scopat, et pour ne rien dire des fonctions liturgiques, l'épiscopat est une fonction de gestion temporelle et d'enseignement. L'église a des recettes et des dépenses (/ Tim. V, 16) : l'épiscope doit être un bon économe. La discipline doit régner dans l'église : l'épiscope doit être un bon éducateur. Mais surtout le dépôt de la foi reçue doit être maintenu et défendu : l'épiscope sera un homme de doctrine, conservateur et vigilant ^.