‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 59 sur 216 · Eph. IV, a · texte numérisé non relu

Eph. IV, a

élue, elle est digne de Dieu. L'église « qui est à Philadelphie d'Asie » est établie dans la concorde de Dieu, elle exulte dans la passion du Sauveur, elle surabonde de la miséricorde de Dieu qui est en elle. L'église « qui est à Smyrne d'Asie » est pleine de grâce, et chérie de Dieu, et génératrice de sainteté. C'est une lyrique personnification de chaque église ayant pour fin de bien inculquer que le fidèle, s'il veut être dans la loi que Dieu lui a donnée, doit être attachée à son église, donc à son évêque, par une fidélité que rien ne relâche.

Cette personnification prouve aussi combien l'unité est sensible en chaque église : parlerait-on ainsi si chaque cité était divisée en communautés dissidentes et rivales? La preuve vaut de même pour témoigner de l'unanimité de ces diverses cités chrétiennes entre elles : Ignace leur écrirait-il à toutes avec cette confiance, s'il n'était pas sûr que leurs sentiments sont à l'unisson des siens? Ce n'est pas que des erreurs ne les menacent, mais il est très remarquable que ces erreurs séparent de la communauté quiconque les embrasse , loin qu'elles s'établissent vraiment au cœur de la communauté. Le docétisme, qui fait du Christ un divin fantôme, est l'erreur que saint Ignace dénonce comme un péril actuel : Fermez vos oreilles, écrit-il, si quelqu'im vous parle de Jésus- Christ comme s'il n'était pas de la race de David, comme s'il n'était pas né de Marie, comme s'il n'avait pas bu, et mangé, et souffert, comme s'il n'était ni mort, ni descendu aux enfers, ni ressuscité : les fidèles qui parlent ainsi sont des infidèles (aTCKXToi), des athées (dtôeoi) : fuyez-les \ Les chrétiens d'Ephèsesont

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