‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 64 sur 216 · S.VDATIER, p · texte numérisé non relu

S.VDATIER, p

». Sabaiier, p. 79. HiRMACK, Dogmengescnichte, t. 1*, p. 354 et >tBT» 3. Sabatier, p. 82. Hariuck, 1. 1*, p. 399 et suiv.

l'ÉGUSE :N'AJSSANTE. t2

examinons un à un les articles de cet exposé.

1° Que la notion d'Église soit étrangère à l'Évangile de Jésus, et même, assure-t-on, inconciliable avec cet Evangile, cette affirmation est tenue dans le protestantisme pour assurée et quasi indiscutable. Nous ne nous y attarderons pas, ayant donné déjà les raisons que nous avons de retrouver dans l'enseignement de Jésus le point d'insertion de l'institution de l'Église .

2" On suppose que les premières communautés chrétiennes n'ont eu aucun souci d'organisation durable, l'horizon étant barré pour elles par l'attente de l'imminente parousie.

Nous saisissons ici, sur le vif, la contradiction intime de la théorie qui voudrait enfermer l'enseignement de Jésus dans un message étroitement eschatologique. Le message de Jésus n'eût été que cela, en effet, il n'était pas viable, pour cette première raison qu'il n'aurait guère pu prendre racine que dans le sol juif pénétré des enseignements des Pharisiens et des Apocalypses, et pour cette autre raison surtout qu'il n'aurait pas survécu à la déception que lui aurait infligée la remise indéfinie de la parousie.

Renan a dit avec plus de sens historique : « Fondée sur une croyance à la fin du monde, que les années, en s'écoulant, devaient convaincre d'erreur, la congrégation galiléenne semblait ne pouvoir que se dissoudre dans l'anarchie ^ . » Si donc cette poignée de Galiléens ne s'est pas enlisée dans son eschatologie, c'est sans doute que l'eschatologie n'était pas tout pour elle, ni même l'essentiel de sa foi. M. Harnack avait corrigé à l'avance l'erreur de M. Sabatier, quand il posait en principe que l'Évangile

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