Vis. Il, 4. 1. Cf. Vit. m, 3, S
8. M»' DccHESîHE, Eglises séparées, p. 130, observe que, en dehors des écrits qui portaient à raison ou à tort le nom des apôtres, la Prima démentis et le Pasteur, deux écrits romains, sont les seuls ouvrages qui aient au second siècle figuré dans le canon de certaines églises-
le lira publiquement en cette ville qu'il habite et qui est Rome, « avec les presbytres qui président l'église ^ ».
Ces considérations sur l'Église spirituelle se superposent donc au fait de l'existence des églises locales, et ces considérations, encore qu'elles se rattachent vraisemblablement à la doctrine de l'épître de saint Paul aux Ephésiens, sont des expressions trop rares pour qu'on soit tenté de dire qu'elles ont pu avoir une influence sur l'organisation ecclésiastique.
Rome s'exprimerait bien mieux par l'œuvre de saint Justin, si cette œuvre s'était conservée entière, si nous avions surtout ce Syntagma adversus omnes haereses, que nous ne connaissons que de titre. Saint Irénée cite Justin contre Marcion^; TertuUien le cite contre Valentin et les Valentiniens, conjointement avec Irénée et Miltiade : il les présente ensemble comme contemporains des hérésiarques qu'ils ont combattus dans des livres fortement composés [instructissimis çolumînibus) : il déclare ne souhaiter rien tant que de les égaler^. On estime très vraisemblable que les hérésiologues, à commencer par Irénée et par TertuUien, ont connu et même remployé le Syntagma de saint Justin, qui a dû être le premier
1. Vis. Il, 3 : né\L<\izi o5v KXTn(j.Y); el; Ta; llia ttoXei;, av 5è àvayvcùcrç elç TaÛTyjv tt^v TtéXiv [xsxà twv npeaêuTépwv xwv upoiaTaiiÉvcav t^; èxx>,Yiar(a;. Cf. Vis. m, 6. Hermas fait allusion ailleurs {Vis. m, 9), avec une nuance de critique, toÏç «pOY)YouiJ.évoi; t^; èxxXrifflai; xal Toï;itpa)TOxa6E8p(Tatç. Il y a des rivalités pour la conquête de la première place dans les églises : Sim. vui, 7; Vis. ii, 4; lu, i. N'oublions pas qu'Hermas est un « prophète •.