‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 82 sur 216 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

i. Apolog. I, S6.

mode est associé à l'empire ^. Celse est un platonicieD en dépit d'Origène qui fait de lui un épicurien : c'est un païen religieux comme pouvait l'être un esprit à tendance platonicienne, conservateur de la religion établie, quitte à l'interpréter dans un sens allégorique qui ressemble au symbolo-fidéisme d'aujourd'hui, et rattachant sa religion à son amour de la grandeur romaine. Il n'en est que plus dur pour le christianisme, dont il entreprend une critique à fond, dans son Discours véritable.

Sa connaissance des choses du christianisme n'est pas sans quelques méprises qu'Origène s'est plu à relever (c'était de bonne guerre) ; mais elle est d'une érudition surprenante. Il a voyagé en Phénicie, en Palestine, en Egypte. Il cite l'Ancien Testament, le livre d'Hénoch, les Oracles sibyllins. Il connaît les quatre évangiles canoniques, et d'autres textes aussi d'où a il tire contre Jésus et contre nous des objections qu'il n'aurait pas tirées de nos évangiles ^ ». Il n'est pas prouvé qu'il ait connu les Actes des Apôtres ; il connaît les idées de saint Paul, sans qu'on puisse assurer qu'il ait lu ses épîtres. Celse a distingué clairement les textes évangéliques authentiques de ceux que « certains parmi les fidèles (pareils aux hommes ivres à qui leur ivresse suggère de se mutiler) ont trois fois, quatre fois et davantage, corrigés dans leur texte premier et refaits, pour répondre aux objections qu'on leur adressait ». Allusion aux Marcionites, sans doute'. On ne peut pas assurer que

1. Voyez Neumànn, art. « Ceisus > de la ReaUncyklopâdie de Hàuck. Mais tenir compte des hésitations de Funk, « Die Zeit des Wahren Wortes von Ceisus », dans ses Kirch. Abhandl. t. Il (1899), p. 15â-161.

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