‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 94 sur 216 · Voyez les oracles cités par Epn>HAN. xlviii · texte numérisé non relu

Voyez les oracles cités par Epn>HAN. xlviii

3. EcsKB. H. E. V, 16, n, cite un oracle de Maximilla qui atteste peutêtre la réaction spontanée que son prophétisme provoqaait : • Je suis chassée comme un loup d'auprès des troupeaux : je ne suis pas uo loup : Je suis parole, esprit, puissance >.

4. El'seb. h. e. V, 49, S : napà ica(rg t^ £v ii6a\uf àfieXf ôit|Ti.

se fit sans éclat, par une réaction qui se produisit" ' d'elle-même, sans que la charité perdît rien. Tcmoi la lettre des Lyonnais « aux frères qui partagent loi foi en Asie et en Phrygie », en 177. C'était au temps. dit Eusèbe, où « ceux qui étaient autour de Montan. d'Alcibiade, de Théodote, en Phrygie, exportaient el répandaient alors pour la première fois leurs sentiments au sujet de la prophétie ^.., et il y avait désaccord à cause d'eux..., et voilà pourquoi les frères qui étaient en Gaule expriment sur cela leur jugement personnel; circonspect et très orthodoxe », sous forme de plusieurs lettres adressées par les martyrs qui étaient en prison encore « aux frères d'Asie et de Phrygie, et aussi à Eleuthère alors évêque des Romains, afin de procurer la paix des églises ^ ».

Pour qu'Eusèbe, qui a lu ces lettres, qualifie le jugement qu'elles portent sur le montanisme de « jugement circonspect et très orthodoxe », il faut que ce jugement coïncide avec celui qui prévalut à Rome et dans toute la chrétienté. La décision à prendre était complexe : il fallait sauvegarder le principe de l'action surnaturelle de l'Esprit, et en même temps le définir.

On se tournait vers Rome. N'est-ce pas à Rome, en effet, comme le remarque M. Harnack, qu'lrénée adresse l'expression des sentiments qu'il professe sur la « nouvelle prophétie » ? N'est-ce pas à Rome que d'Asie viendra Praxéas pour requérir au contraire contre elle ^ ?

i. Apollonios, auteur antimontaniste cité par Eusèbe {H. E. v, 18, 5), raconte qu'un martyr montaniste, Thémison, • osa à rimilaîion de l'apôtre conaposer une épitre catliolique », où il « blaspliémait le Seigneur, les apôtres et la sainte Église » (îiaOoXtxiov Tiva tnfvta^ànevoç êitiCTToXviv).

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