‹ L'Église oriental;Chapitre 21 sur 67 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

DtrréKEXCEl AU SUJET DE IADMINISTR ATION DU QUELQUES 1AC1X-

wrnmrm et au sujet su quelques usages, attelées également sasts haï soie DISSIDENCES religieuses entre les

Himx EGLISES.

Outre îes principales différences entre les deux Eglises, différences dont nous avons parlé dans les chapitres précédents , et qu'on qualifie de dissidences dogmatiques 9 il en existe encore d'autres secondaires. Ce sont celtes qu'où considère comme moins graves , mais qu'on regarde toujours comme dissidences en matière de La Foi , pendant qu'elles ne sont dans ie fond que de purs sophismes, ou de simples usages des rites.

L'esprit de discorde et de malveillance est naturellement porté à conserver et à multiplier à l'infini ces différences: à l'heure ou nous écrivons les principales d'entr'elles sont les suivantes.

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U Les Azymes.

Cette contestation sur la quelle^ comme nous l'avons vu dans le VIII chapitre , le malheureux Cerulaire appuya le schisme définitif de l'Eglise de Constantinople , consistait à savoir, si le pain que notre Seigneur Jésus-Christ prit sur la table, lorsqu'il fit la cène avec ses disciples , qu'il rompit , qu'il bénit et leur donna en disant « prenez t mangez; ceci est mon corps (1) i» si ce pain était du pain azy?ne r c'est à dire pétri sans levain , comme celui que les juifs employeot lorsqu'ils mangent la Pâque , ou si c'était du pain inzyme f c'est à dire pétri avec du levain, comme Test le pain ordinaire.

Les Occidentaux disent que Jésus-Christ ayant fait la cène avec ses disciples pour manger la Pâque , devait avoir employé du pain azyme , selon l'habitude des juifs , qui ne célèbrent la Pâque qu'avec ce pain.

Les Orientaux disent au contraire , que puisque l'époque de la Pâque n'était pas encore arrivée, lorsque notre Seigneur fit la cène avec ses disciples , le pain qu'on lui avait servi sur la table ne pouvait être que du pain ordinaire, c'est à dire pétri avec du levain , ou inzyme (2).

Ces deux sentiments sont plus ou moins probables, mais difficiles à constater maintenant. Cependant, quand même U y

(I) Mathieu chap. XXVI, 27 et 28.

(3) Cependant la Légende Grecque du jeudi Saint dît bien clairement le contraire: voilà sei propres paroles „ 'Ei-tiS* yùç râ 'EfiçaXxêv ITaV^* „ xacTot rnv itatçaGXtun* «prXXf 9ti«<rt)w , w Bè «pat tr^oTntot r£ rtiwv iv*n xoA ou Sacrai xai tïjv dX^Seiav, iv ccùrû frjXaSij xat ré xa3' Cjâoc; IlaV^* fl *iSrçy«* XfWTav, irçokaftw a Kt/pro; r)f*.vy 'lqffoûf Xpcrroç, *ïç o* Saio* M TlaTiçt ç f amaucriv , if tçyù aura fÂtrd rm /za3»)Twv rn iairtç* rijv irift- „ wt%i 9 aûrn jolç ij «Vit* ça xai rt ïraf a<rxf un oXn fjuat yfxîça watç* *Ej3çau'oi w Xoyi J'irai* ot*rw yàç ixxTvoj fAtrçQÙiri tù vt^flijp'é * Xfyo*Tfç*,„ c'est à dire « Puisque la Pâque Hébraïque devait se iacrifter le vendredi, et m la Vérité devait vnùr après ie type: c'est à dire, que Jésus*Chr\ ■ sait sacrifié pendant ta Pûque, notre Seigneur , comme disent les Pères

* de l'Eglise, ta fuit avec ses disciples te jeudi soir: car ce soir du

* jeudi et tout le vendredi est considéré par les Hébreux comme un

* seul et même jour: puisque c'est ainsi qu'ils comptent te soir et te » jour suivant i (par St. Cosiuas rHyranographe. Triodium pag,

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N ( 97 )-€* aurait moyen de prouver l'un ou l'autre, aucun d'eux n'ajouterait, ni noterait rien au mystère de la transubstantiation, au quel tout les deux sont également étrangers. Aussi l'Écriture sainte ne jugea pas nécessaire de nous dire clairement, si le pain que notre Seigneur prit , bénit et donna à ses disciples était du pain azyme ou inzyme. Les Pères de l'Eglise ne pensèrent non plus jamais à l'examiner.

D'ailleurs l'absurdité de cette contestation est bien évidente, pour la raison qtie le mystère de la cène ne consiste point dans la manière dont le pain fut pétri , mais bien en ce que le pain se change en corps du Seigneur. Par conséquent, disputer et vouloir constater que le pain était pétri avec ou sans levain, ce serait comme si on voulait disputer et constater que le pain que notre Seigneur prit, bénit et donna à ses disciples était fait de froment venant de l'Egypte, de l'Asie, ou de la mer Noire. Ce serait mettre aussi en question, si le vin que notre Seigneur offrit à ses disciples en leur disant « buvez en tous: c'est mon sang » était du vin rouge, ou blanc, quelle espèce de vin était-il et de quel pays il provenait!

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