‹ L'Église oriental;Chapitre 3 sur 67 · VI )M · texte numérisé non relu

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posaient , la manière de leur discussion , enfin l'acte définitif qui s'en suivit. Par cet exposé nous faison voir bien clairement que l'Eglise Orientale toute entière rédigea elle-même de concert avec celle de Rome, approuva et signa cet acte d'un consentement spontané et universel, après en avoir examiné, discuté et élaboré scrupuleusement tous les détails pendant treize mois consécutifs. Ainsi personne ne pourra jamais dire, que cet acte ne conserve pas jusqu'aujourd'hui toute sa force canonique et légale. Par conséquent l'Evéque de Rome est jusqu'à ce moment le chef suprême de l'Eglise Orientale, non seulement en vertu du droit divin, que notre Seigneur lui conféra sur toute l'Eglise, dans la personne du Coryphée des Àpètres et de ses successeurs, mais aussi par l'acte susmentionné du Concile Oecuménique de Florence , acte aussi solennel , canonique et légal t qu'incontestable t inattaquable et inpréscriptihle. Nous rapportons ensuite les effets que l'acte de réunion avait produits, sa publication solennelle à Constant inople et 1" Encyclique par laquelle le Patriarche Métrophanes ordonna son exécution dans tout l'Orient. Enfin nous indiquons l'origine des intrigues, que la politique de cette époque suscita contre l'unité de l'Eglise pour hâter la chute du moribond empire Byzantin.

La Troisième Partie a pour litre a l'apostasie du clergé de coN'STAKTitfOPLE. » Nous y démontrons la décadence graduelle, la Simonie découverte et la dépravation complète de ce Clergé après la chute de l'empire Byzantin. Nous dévoilons les détours et les intrigues qu'il employa pour se soustraire arbitrairement à sa dépendance canonique de l'Evoque de Rome* Nous

constatons sa déviation de toutes les institutions de l'Eglise Orientale, que, profitant des circonstances politiques de l'époque, il assujetit, ainsi que le peuple de ce rite , à sa domination tyrannique. On connaîtra aussi dans cette même Partie de l'ouvrage, quels moyens perfides ce Clergé employa pour inspirer aux chrétiens du rite Oriental une haine implacable contre le Pape, l'Eglise de Rome et son Clergé , et en général contre tous les Occidentaux 9 dans le but d'élever un mur de séparation éternelle entre les deux Eglises. De plus nous exposons les soit disant arguments de ce Clergé contre la validité de l'acte du Concile de Florence, nous les réfutons par des preuves authentiques et incontestables et nous démontrons , que cet acte , ayant jusqu'aujourd'hui conservé toute sa force canonique et légale, le Pape continue à être toujours considéré par l'Eglise Orientale elle-même, comme son chef suprême légitime. Enfin dans cette même Partie nous dévoilons les oppressions et les vexations inhumaines, que les Patriarches à Constantinople , et leurs Evêques dans les Provinces, ont toujours exercées contre les chrétiens du rite Oriental, par l'abus effroyable du pouvoir temporel , que, depuis la prise de Constantinople, les Sultans leur avaient concédé sur tous leurs corréligionnaires habitans de la Turquie ; nous prouvons que ce Clergé continue encore ces abus de son pouvoir temporel contre les chrétiens sous sa juridiction , même après les réformes politiques de la Turquie, et de plus qu'il a toujours fait tourner à son propre profit tous les avantages et les privilèges, que le gouvernement Ottoman avait accordés par ces réformes aux chrétiens d'Orient, ses propres sujets.

fc=H vm )-e* La Quatrième Partie a pour titre * les seuls moyens

PRATICABLES POUR RÉTABLIR L ORDRE DANS L* ÉGLISE ORIEN- TALE. » Nous y exposons les véritables obstacles, qui empêchent le rétablissement de fait de l'union exisletite de droit entre les deux Eglises , et nous démontrons que ce rétablissement est, non seulement conforme à l'unité de l'Eglise, commandée par son divin Fondateur, mais encore nécessaire à tous les intérêts sociaux des chrétiens d'Orient. Nous y constatons ensuite, que les circonstances politique ayant été la cause principale, tant de la séparation des deux Eglises, que du schisme actuel du Clergé de Conslanlinople, la religion * agissant seule, trouve de grands obstacles pour en rétablir l'union sans le concours de la Politique. Mais que celle-ci également, pour opérer les grandes œuvres qu'elle veut accomplir en Orient, a besoin de l'assistance de l'Eglise: car elle y rencontrera les mêmes obstacles, que la religion y trouva contre l'union. Par conséquent la religion et la Politique doivent s'unir et concourir ensemble pour l'accomplissement de ce grand but religieux et social. Nous indiquons les moyens légitimes et en même temps praticables et avantageux à lotit le monde, que nous prouvons être indispensables à la réussite de celte grande œuvre. De plus nous prouvons, dans celle dernière Partie, que ce rétablissement de Tordre dans l'Eglise Orientale, en réalisant la réunion des deux grandes Eglises , amènera aussi l'union générale de tous les Chrétiens. Enfin nous y démontrons que c'est cette réunion, qui, en rendant à la religion sa force morale, indispensable au maintien de Tordre social, pourra, par sa force surnaturelle, préserver la société chrétienne des calamités

terribles qui la menacent et la retirer de la position fâcheuse, ou elle s'est fatalement engagée.

L'auteur de cet ouvrage connaissait bien avant même d'en commencer la rédaction, tant la grandeur de l'œuvre qu'il allait entreprendre, que la médiocrité de ses propres moyens. Nonobstant ces puissantes conjectures, il fut fortement encouragé par les circonstances providentielles, qui depuis quelques années annoncent visiblement de tous côtés, que Dieu a fixé à notre époque le terme de la désolation de sa sainte Eglise. En même temps qu'il s'imprimait à Paris en 1853 le Programme de la Société Chrétienne Orientale, pour la réunion des deux Eglises, on publiait aussi en Russie une brochure sur la même question. Egalement les Réformés de France établirent quelques mois après une Société ayant aussi pour but le rétablissement de la réunion chrétienne. Au moment même de la publication de cette Première Partie de son ouvrage, l'auteur eut la consolation de lire un long artitle dans une des feuilles les plus sérieuses de l'Allemagne (1), dans le quel il vit que la même pensée, préoccupait déjà fortement les personnes pieuses et savantes de ces contrées. Cette feuille périodique en rendant compte des travaux du Directeur de la Société Chrétienne Orientale, fait connaître, par une remarquable dissertation, que dans le courant même de l'an 1854 on a eu en Prusse la même idée, avant de prendre connaissance de la formation de cette Société; qu'à cette même épo-

(l ) Politische Wocbenschrift v. Florencourt Jahrg. 1855. 2. Baod 2-3 Heft.

que une assemblée composée des Chrétiens des deux Eglises séparées, ainsi que des Prolestants , s 9 était réunie à Berlin jet que cette assemblée , après avoir bien examiné et approfondi les détails de cette question, opina unanimement que , la réunion chrétienne était

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