‹ L'Église oriental;Chapitre 46 sur 67 · ÉM 119 )<N · texte numérisé non relu

ÉM 119 )<N

dort , mnis la Patriarche Grégoire se trouvant malade ne put supporter les fatigues du voyage et partir avec lui. À l'arrivée du Légat du Pape à Constantinople > l'Empereur et le Clergé firent cesser de concert avec lui les scandales, en ce qui regardait la religion, et l'union et la paix de l'Eglise furent consolidées. Cou mas même, historiographe Grec moderne, eu parlant de cette consolidation de l'union de rEglise en 1452, dit en propres termes « V Empereur Constantin renouvela en 1462 F union de rEglise Orientale avec celle de l'Occident (5). » Quoique cet historien paraisse, par principe de parti, accepter la prétendue réprobation du peuple de l'acte de r union , au retour de l'Empereur Paléotogue et du Cierge Oriental a Constantïnople: car il y ajoute « tu quelle union avait été autre fois rejttw ptir fa

<. »• Mais soit que Y union ait été consolider , d'après les uns, ou r* wxinite, d'après les autres, le fond de la question, que nous traitons ici, ne change aucunement: puisqu'il en dérive également que l'union de l'Eglise existait a Constantïnople en 1 4 .V 2 , soit par consolidation, soit même par rettonvcftnncnt.

Le Patriarche Grégoire mourut cette même aunée à Rome, et quelques mois après Mahomet il, ayant pris Constantïnople et ayant su que le siège était vacant , ordonna d'élire un Patriarche. Le Clergé et le peuple élurent , comme nous l'avons vu, Georges Scolarius, qui prit le nom de Génadius et qui fut lesucesseur immédiat de Grégoire ex-Protosynguele. Quand donc monta-t-il sur le siège Patriarcal de Conslantinopïe ce personnage mystérieux d'Àthanase et comment a-t-il disparu?

La non-existence de ce Patriarche imaginaire est encore constatée par le fait suivant. Cou mas dans son histoire universelle expose, dans des chapitres séparés, l'histoire de tous les Patriarches de Constantïnople jusqu'à nos jours , par ordre de succession et avec les dates de leur avènement et de leur mort ou de leur destitution. 11 raconte surtout les principaux faits historiques de ceux qui, pendant qu'ils gouvernaient l'Eglise, firent quelque chose de mémorable, ou qui occupèrent ce siège à des époques remarquables. Cou mas donc devait à double raison par-

(5) n 'O AÙtqxçixtwç dymWs jraXiv njv viro rûv TpaMÙv aTroSXrç- „ 3iît«v fVw?iy n?ç 'AvcLTQXtKnç f** tijv A[/rot*)v 'KxxXTj<r/a>* „ (Comnas histoire des actions humaines Torn V pag. 527. )

1er , môme en détail , de cet Athanase , si c'est à cette époque qu'on veut placer ce Patriarche , ainsi que l'époque à laquelle il célébra le prétendu Concile de Sainte Sophie, c'est à dire, que cet Athanase fut Patriarche à la prise de Constantinople (époque à laquelle ce même Goumas fait semblant de dire qu'on prétend le placer.) Mais point du tout. Au contraire, dans le premier cas, cet historien place en 1452 le renouvellement «de l'union de l'Eglise, comme nous l'avons vu plus haut, et dans le second, il ne fait pas même mention de son nom , quoiqu'il parle longuement des circonstances, de la conduite, de la mort ou de la fuite, pendant la prise de Constantinople, d'autres personnages beaucoup moins importants qu'un Patriarche. Ensuite, quoique ce même historien , dans le chapitre LUI de l'histoire des Patriarches, semble avoir jeté ce nom comme par hasard (6), lorsque dans les chapitres suivants il reprend ce n\éme récit (7) , il n'eu fait aucune mention, contre l'ordre qu'il suit exactement dans tout le cours de son histoire, c'est à dire, de reprendre sa narration par le Patriarche, auquel il s'était arrêté dans le chapitre précédent. Au contraire Coumas semble avoir oublié son système et recommence l'histoire des Patriarches par la nomination de Génadius, disant tout simplement que, le Sultan ordonna aux chrétiens d'élire un Patriarche (8) , sans dire comment le siège était devenu vacant: circonstance qu'il observe strictement pour tous les Patriarches sans exception , depuis la fondation de l'empire Byzantin jusqu'à nos jours. Ce silence et cette conduite évasive de Coumas est un témoignage bien significatif contre l'existence d'un Patriarche Athanase à l'époque en question, ainsi que le silence complet de ce même historien sur ce prétendu Concile de Sainte Sophie, lorsqu'il parle dans plusieurs endroits de son histoire, de celui de Florence.

L'exposé en question en commençant le récit des actes de ce Concile imaginaire dit, qu'on invita le Patriarche Grégoire à s'y présenter, que celui-ci refusa d'abord, mais qu'ensuite il s'y rendit. On lui demanda alors, pourquoi a-t-il signé rade du Concile de Florence, et on le fait répondre en ces termes « J'ai consenti à signer avec les autres, croyant que ce Concile ne

(6) Tome V pag. 517.

(7) Tom. VU pag. 368 et *35.

(s) Idem pag. 3fi».

**-( 121 )<==* différait en rien des Conciles Oecuméniques précédents, et que dans le fond les Italiens et les Grecs ne différent en rien dans Fexactitude des dogmes. Car je reconnais tant les uns que les autres comme chrétiens Orthodoxes. D'ailleurs je crois que mon prédécesseur aussi, le Patriarche Joseph, aurait signé, s'il ne fût mort avant que Pacte eut été signé. Puisque, bien qu'il n'ait pas dit son opinion clairement dans le Concile, son archidiacre pourtant me disait, qu'il aurait suivi l'opinion de V Empereur (9). » Après que le Patriarche Grégoire eut fait cette confession , le Concile, dit l'exposé en question, le déposa et l'excommunia comme hérétique (10).

Quelle impudente effronterie ! Gomment un Concile tenu , comme le prétend ce même exposé , un an et demi après celui de Florence, c'est à dire en 1441 , ou, comme on y lit en même temps, après la mort de V Empereur Jean Paléologue, c'est à dire en 1450 le plus tard, déposa-t-il le Patriarche Grégoire, qui dans la première supposition n'était pas encore Patriarche , puisqu'il ne monta sur ce siège qu'en 1445; et dans la seconde, il continuait d'être Patriarche, puisque Grégoire resta sur son siège jusqu'à la fin de 1451 , et continua d'être Patriarche jusqu'à sa mort, arrivée à Borne en 1452? Ensuite cet exposé, en disant que le Concile déposa du Patriarcat Grégoire par suite • de ce jugement, fait entendre, que ce Patriarche occupait le siège jusqu'à ce moment: mais comment donc ce prétendu Athanase, qui présidait ce Concile, était- il Patriarche en même temps que Grégoire?

Voilà la clef de cet énigme: On sait bien que le vrai créateur de ce Concile, fabriqué long temps après la chute de l'empire Byzantin, est le Clergé de Constantinople , comme il est en même temps l'auteur de cet excellent exposé, qui fut écrit à la

(U) „ 'Eyw <n/vsSf/x>jv raïç vvoyçaÇaïç , tîy^ffo/xf yo; /xtjîc'y ixtlvrjy «jy „ IwoSoy tûv trpoyeytvnfjLgvuv OixouptvixÙY EvvôSuv StaÇipeiv' fjLrjrt rovç „ 'IroXot/f T«y Tçaixùv 8ia<JTaX\i<j§ai xocroè rijy SoyyutTixriv dxpifitia». Xç«- „ OTiavoùç ydp oç3oîo'£ot/ç chocs ci[A$u' olyi.au Si xal rov vpô ipoù lia- „ xpiâpyriv ysyovÔTtx 'Iucnty, tî [xtj Gcwçtî jtço rwy ôvoypaÇûv t'y Sufffjutîç „ fit» toû j3/ov, uaro«yça\J/*iy' «î yàç xal /xij rijy yv»/Ai?y t'y t£ 2vvofy irço- „ Çavùç iÇrjyxuXsv , opuç 6 'Aç^iSia'xwv ixibov ëÇxax: [toi, rrj Bé£n rov „ BaciXiuç ovysvavSàt. „ ( Actes du Concile imaginaire. )

(10) Idem.

même époque: c'est & dire, long-temps après la prise de Constantinople. Or ce Clergé avait grand besoin de discréditer, «le quelque manière que ce fût, ce Saint Patriarche, si justement respecté pour sa piété, et si distingué pour son zèle et ses précieux écrits en faveur de la consolidation de l'union de l'Eglise. Ensuite il convenait beaucoup aux intérêts de ce Cierge de faire dire à quelque grand défenseur de l'union, que le Patri.uilu' Joseph n'avait pas exposé deux fois par écrit à Flurence son opinion bien positive sur ta réunion des Eglises, comme on le voit dans les actes de ce Concile, mais qnon supposait seule* ment , qu'il en aurait signé Pacte définitif, s'il arc puis-

que son archidiacre avait dit, que te Patriarche Joseph sut l'opinion de l Empereur (II)- Voila pourquoi on a introduit sur la scène le Patriarche Grégoire*

L'exposé en question établit ensuite une espèce de dialogue entre le Patriarche Àthanase, les Patriarches des trois autres sièges , ainsi que les autres membres de ee Concile imaginaire. Voila mol a mot les propos les plus saillants, qu'il leur fait tenir.

(Le Patriarche Athanasc. ) « En effet le défunt l\iti il » Joseph, qui fut chef de ta ville impériale avant moi [i I , » mourut avant de signer* Qui étaient donc ceux qui avaient i signé cet acte? Car ni Marcus, Métropolitain d'Lphèse, ni le » Métropolitain d'Hcraclie, ni moi, nous ne nous sommes pas

■ décidés à le revêtir de nos signatures, le considérant comme if contraire à la sainte doctrine: il fut signé par Isidore,

» tropolitain de Kieff et par Dosithée, Métropolitain de Mouem-

■ basie — (Dosithée) Excepté l'astucieux Grégoire, nous avons

• tous les deux signé illégalement, par violence et par ordre de

* l'Empereur. Nous avons donc pécbé sans le vouloir et par né- » cessité. Nous avons cru qu'en signant non seulement nous gai gnerions nos frais pour retourner, mais que nous en aurions i in secours contre nos ennemis. Mais les Latins tromj

» l'Empereur et ne lui prêtèrent aucune assistance (13) — (le*

(II) Lea actes authentiques du Concile de Florence prouvent évidemment tout le contrai»,

(iï) Jamais Lascaris n'aurait écrit * qui fut chef de la rilte tmpf rtale avant mol » (xm vçd ipaù â%£aç r^ç Bao-iX/tof ) pour eiprirocr ndé» -qui fut Patriarche arnn? moi, *

(13) On comprend bion , que ce Dosithée eut introduit aur la scène dam

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autres Patriarches. ) Puisque donc les actes de ce faux Concile furent opérés , non par la recherche de la vérité , mais par des astuces , des supercheries et des violences et contre notre intention, nous annulons les pleins-pouvoirs que nous en avions donnés. Egalement nous disons, que ce Concile doit être annulé , comme téméraire et contraire aux saints Conciles Oecuméniques: puisque Dieu lui-même l'annula, y ayant envoyé la peste, et non pas la mort (14) — ( Dosithée (15). ) Et moi , je me repens pour la signature forcée: que Dieu m'en pardonne 1 — (Métrophane) que Dieu me pardonne aussi: vraiment tout homme est menteur! — (Dosithée (16) ) que Dieu me pardonne pour la signature que j'ai donnée par un ordre violent et tyrannique : il n'y a que Dieu qui est impécable : mais l'homme muable est soumis au péché ! — ( Macarius Métropolitain de Nicomédie) que Dieu m'accorde aussi le pardon 1 — (le Patriarche Théophane) que Dieu nous pardonne à nous tousl — (Marcus Métropolitain d'Ephèse) et moi! on me taxait d'hérésie (17) ! etc. etc. »

le même but que Grégoire: c'est à dire, pour attester qu'il y a eu de la violence envers les Evêques, que les Latins leur faisaient souffrir des privation et qu'ils avaient surpris le consentement de l'Empereur, en lui promettant des secours contre les Turcs, mais qu'ils le trompèrent même sur ce point. Malheureusement pour le Clergé de Constantinople, les actes du Concile de Florence et l'histoire constatent tout le contraire.

(14) Le sens de cette expression « et non pas la mort » est incompréhensible.

(15) Par ce Dosithée on entend peut être le Métropolitain de Dramas.

(16) Par ce troisième Dosithée on entend peut être le Métropolitain de Trapezonde.

(17) ('0 ïïaTçioiç%r)ç 'ASavoffioç. ) „ "Ovtmç $' o dvoSavùv 'luariç „ xai ffgo fjxoô dçÇaç nfc BaciA/Soç, ffgd rqç vvoyQtxÇrjç rov {Moi dfff- „ XiTi. Tîvsç $' qo-ay o? uxoyçd^avrtç ; o 'EÇeVot* Ma'çxoç, ot/3' o *Hpa- „ xXi/aç, otlrf iyù cïxm rrj CiroyçaÇri 8«7v tyyufitv^ aâiVfxw ouay xai /xij „ •£ tffipfrgou rn /egçt diBa<rxa\ta dvrauyovari' o 5' 'ItrlUupoç Kiaufiou xai „ Aooidfoç Moy«/xj3aoïaç tiviyçatyav •— ( Aofftôcoç. ) IIX>i> toù vavovçyou n Tçnyoçïou afMÇcj (lia xai iffiray? rov BcmtiXmvç raiç àSsV/AOïç ùvoyça- „ Çaîç ûiriTt§r)(jLt>' dxovci yaç xai «f dvdyxrjç ovvtirsvt rô v\v}fjLfjLt\r)fjia, n yofucavrtç Btà rut viroypa$£y p-o potaç rdç Çeçovcaç tiaxavaç «rçoç «jy n t yavofoy xaçswacrSou , dXKd xai %ttocv xard rSv xoXsfuuv ixtlStv îto- „ giVaa'Sar rtXoç & 01 Aarivoi qfrdrviffav tôv BoaiXta pj$«y dpvvavTtç. „ — (Oî Iïarçiagxai) 'EffiiM à\a wavovçyiaiç xai fsvaxifffAOi? xai â»ay-

On ne saurait expliquer ni les grossiers mensonges de ee passage, ni l'effronterie et l'arrogance de ce Patriarche inconnu! Comment peut-on lui faire dire, que ceux qui signèrent Pacte du Concile de Florence n'étaient pas les membres les plus distingués du Clergé Oriental qui assistait à ce Concile, puisque, excepté le Métropolitain d'Ephèse, tous les autres grands Métropolitains le signèrent? Comment peut-on lui faire dire nommément que le Métropolitain d'Héraclie n'a pas signé, puisque tant dans l'original , conservé jusqu'aujourd'hui à Rome dans les archives de la Propagande, que dans toutes les copies publiées, on lit bien distinctement la signature du Métropolitain d'Héraclie , immédiatement après celle de l'Empereur Jean Paléotogue, écrite en langue Grecque et conçue en ces termes « Antoine, V humble Métropolitain d'Héraclie , Primat des Acdcssiniens , Archevêque de toute la Thrace et de lu Macédoine et Légat du siège Apostolique du très-Saint PatriarcJie d'Alexandrie Philothée, je me déclare d'accord et je signe (18). »

Quant à ce même Patriarche Athanase , quand même il aurait existé, comment peut-on oser le placer au niveau des Métropolitains qui occupaient les premiers rangs au Concile de Florence parmi les Evêques Orientaux (ceux d'Ephèse et d'Héraclie) en lui faisant dire « ni le Métropolitain d'Ephèse, ni celui d*/7e-

„ xauç xai jxij IferoVu àAijdeiaç, râ rqç >f/«rôocrwo&ov ixtirnç jriçof

„ ÏXaftt, xai traça njy tj/xtrepay Bioivoiav, axvçov rô iviTpovixéf ftmnt. „ 'AdfTCiVda) Bi xai n 2uvo8oç ixthn vç roXfAijgà x%i xuiç ayimç toi „ Oîxov^vixaiç 2(/yo$oiç avrixa^urra^irn* iSSirijCf yàg ô 9«ôç, Aoifw „ xaravtfx^faç xai pij Sa'yafoy — ( Aoo7S«oç ) Kày» [xtrayiivoitM tri ni „ fitaia viroypodprj. 9«oç Si jxoi ovyyvofa ! — * ( MïjTçoÇayijç ) Kaftei avy- „ yyonj. *0»t»ç «ràç avSpuiroç tyiivrriç — ( AooYSfOç ) Kafxoi ovyyroi* „ rrjç fiioua* xai Tuçavvtxrjç ivirayrjç' otiSaiç àyapagTqroç ti fti» §Tç ftoroç „ o Btoç' àpaprâvu ydp ro tç*jttov. — ( Maxagio; Nixo/xi9$f/aç ) Kapoi „ n}y ovyyvûfxriv yagaa^oi ! — (*0 UaTçiâp^riç 9so^avi}ç) Eïij vpit rwn „ avyyvûfjiMY o 9«oç! — (o 'EffVoo) 'Ef*t 9* aiçerixo'y elteu tyofu(oy| — „ x. r. \. x. t. X. „ ( Actes du Concile imaginaire. )

(18) „ 'O ravuvoç M^TçoflroXiTijç 'HgaxXiiaç, o Aoya; «5» A/fo?**- „ v*fy, xai 'Açxifgfùf xwtk 9çaxiaf xai MaxioWaf , xai Tovorq^rq; „ n?ç 'AxwtoXutjç Ka9«5çaç tow àyiutârov ïlarçtâpxou tijç 'AA«£ay£gfia{ „ *iAo$»ou, 'AywJyioç âjrofijyaç oar«yça>J/a „ (acte définitif du Concile de Florence. )

•raclie; ni moi, nous n'avons pas signé? Qui était cet Athanase aa Concile de Florence ? D'abord on n'a jamais même dit quel était son diocèse, ou son rang avant d'arriver au Patriarcat de Gonstantitiople. Ensuite on ne rencontre, dans le dénombrement des Pères Orientaux qui assistèrent au Concile de Florence, aucun Evêque, ni même aucun Ecclésiastique inférieur qui portât ce nom. Le seul Père du nom à' Athanase au Concile de Florence, était l'ex-supérieur du Monastère de Perivleptos. Mais celui-ci se trouve signé dans l'acte du Concile de Florence, et d'ailleurs il ne pouvait pas être celui qu'on aurait supposé avoir été ensuite ce Patriarche Athanase, puisqu'il figure aussi dans ce Concile imaginaire sous la même qualification qu'à celui de Florence, c'est à dire, comme ex-supérieur de Perivleptos , comme nous le verrons plus tard. Par conséquent cette farce ridicule et impertinente est encore une preuve de la fausseté évidente de tout cet échaffaudage de mensonges et d'absurdités.

Le Clergé de Constantinople sentait aussi le besoin de faire dire à quelqu'un du Concile de Florence, que les Evêques avaient signé par force et par ordre de l'Empereur. C'est Dosithée, Métropolitain de Monemhasie, qui est introduit dans la scène de cette impie comédie, pour jouer ce rôle. On fait dire même à ce Dosithée que non seulement lui , mais encore le Métropolitain de Kieff Isidore , avaient été tous deux forcés , de signer par ordre de VEmpereur. Ces gens là ne se sont pas-même rappelés que le Métropolitain de Kieff, ayant été envoyé au Concile de Florence par le grand Duc de Moscou , ne dépendait nullement de l'Empereur de Byzance pour en être forcé. Ils ont également oublié que ce même Métropolitain , lorsqu'à Florence il fut envoyé par le Patriarche chez l'Empereur avec trois autres Evêques , pour lui demander de quelle opinion il était* sur la conclusion de la réunion , ce Prélat voyant l'Empereur indécis lui dit • Si Votre Majesté ne veut pas se réunir à F Eglise de Rome, nous autres nous nous réunirons (19). » Enfin l'auteur de cette pitoyable farce oublia complètement, que le Métropolitain Isidore à son retour en Russie proclama, à Kieff et dans huit autres Provinces de sa juridiction, l'acte du Concile de Florence,

(19) Yuyez les actes du Concile de Florence: dans la Seconde Partie du présent ouvrage.

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