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exécuta et maintint l'union (20) et mourut CanliuaJ de l'Eglise de Rome.
La manière avec laquelle les trois Patriarches annulent les mandats, que leurs prédécesseurs avaient donnés pour le Concile de Florence, est bien ridicule. Pourquoi n'ont-ils pas annulé ces mandats, leurs prédécesseurs eux-mêmes, qui les avaient donnés, lorsqu'ils tinrent en Syrie la fameuse assemblée des trois Patriarches et déclarèrent impie le Concile de Florence?
La raison pour laquelle cet exposé leur fait annuler le Concile de Florence n'est pas moins absurde. Us disent que, te Concile de Florence doit être annulé: car Dieu lui-même C annula en y envoyant la peste! Qu'est ce que Fauteur de cet expose aurait répondu, si on lui avait dit? « Mais si tftti cite de Sainte-Sophie , quand meute il aurait eu lieu, ii être évidemment sensé avoir été encore plus annulé par ! car il envoya à Constantinople , après l'époque que vous tut supposez, non pas la peste, ou tout autre fléau ordinaire , mais une catastrophe r/ènerute'
Pourquoi ne cite-t-on pas, afin de permettre de les distinguer, les diocèses, tant de Dosithée , Métropolitain de Moncmbasîe, que des deux autres Dosîthées qu'ils introduisent dans ce dialogue, contrits et repentants de leur péché d'avoir signe* du Concile de Florence, comme on cite ceux des autres ques? Justement pour cette même raison: c'est à dire, pour utpas pouvoir les distinguer et augmenter la confusion ! Hais pourquoi, ne fait-on pas signer, comme ils le devaient, cet acte, par ces trois Dosithée, après surtout qu'ils s'étaient rétractés , et après qu'ils avaient demandé et obtenu leur absolution, pour avoir signé l'acte du Concile de Florence, tandis qu'on fait signer cet acte par cinq autres Evéques, qui avaient également signé celui de Florence, et qui ne se sont pas même rétractés par devant ce Concile imaginaire? Car aucune signature du oom de Dosithée n'y figure, comme on peut le voir plus eu avant On ne saura pas répondre è ces pourquoi!
Mais pourquoi encore cet espose fait-il donner l'absolution aux Evèiues repentants par le Patriarche d'Àntioche Theophane, et non par le Patriarche de Constantinople Athanase? Puisque
(20) Voyez la page lia île la Seconde Partie «lu présent outrage.
c'est celui-ci , qui en avait seul le droit et l'obligation: il était supérieur aux autres Patriarches et Président du Concile, et il s'agissait d'absoudre des Kvéques sous sa juridiction. Mais il parait que la conscience de l'auteur de ce Conciie l'empêcha en ce moment de faire absoudre des E vécues par un Patriarche qui n'avait jamais existé !
Enfin pour compléter la farce et rendre M Concile imaginaire semblable en tout à un Sabbat de sorciers , il fallait y faire assister aussi les morts ! rien de plus facile. Voilà deux Evèques bien morts, le Patriarche Metrophane et Marcus, Métropolitain d'Ephèse , qui arrivent de Fautre monde et se présentent à ce sublime Concile: le premier pour en demander le pardon et le second pour se plaindre de ce qu'au Concile de Florence on le traitait d'hérétique (21)!
Comment le Patriarche Metrophane, qui, au moment de sa mort, recommanda Grégoire pour son successeur, mourut ensuite, et Grégoire lui succéda après sa mort et son enterrement m 144$, comment, disons-nous, le Patriarche Metrophane pouvait-il assister vivant à M Concile, où ce même Grégoire est appelé comme Patriarche pour en être jugé et déposé du Patriarcat? Ou, comment ce même Metrophane, mort en 1445, pouvait-Il assister vivant à un Concile, tenu, comme s'exprime bien clairement le dit exposé, après la mort de l'Empereur Jean Paléolo£ue, qui mourut en 1448? Comment Mareus, Métropolitain d'Ephèse, mort dans la même année presque que l'Empereur Jean Paléoloçue, c'est a dire en 1448, pouvait-il assister vivant à un Concile, où on prétend avoir déposé le Patriarche
•«ire, lequel, comme il est bien constaté, occupa le sîcjjc Patriarcal de Consiantinople jusqu'à la fin de l'an 1451 ? Nous défions le plus intelligent de nos lecteurs de faire accorder toutes ces absurdes contradictions !
Après avoir raconté d'autres absurdités pareilles, l'exposé m question fait signer l'acte de ce Concile imaginaire par cet Àthanase, comme Patriarche de Consiantinople; Phîlothée, Patriarche d'Alexandrie; Ananie , Patriarche d'Antioche ; Théo»
{■21} A moins que Fauteur de cet exposé ne veuille faire entendre par cette apparition ftlOtWBiagpriqiM et relie plainte anière iïu Mélropolilain d'Ephèse, «pie dans l'autre momie M rimlimiml encore a traiter d'iiérétiquu Cl I nlul, il fM Maicua ë f eu traînait fort mal.
M 128 )M pbane, Patriarche de Jérusalem ; Marcus, Métropolitain d'Epbèse; ainsi que par les Métropolitains suivants: c'est à dire, Antoine d'Héraclie, Macarius de INicomédie, Gallistus de Drystre, Mathieu de Mélénique, Sophronîus d'Anchialus et par Athanase ex-supérieur de Pémleptos (dont les six derniers se trouvent avoir tous signé aussi l'acte du Concile de Florence. ) Suivent ensuite les signatures de l€ autres Evéqucs ou officiers de l'Eglise, Clers et Iniques, dont les noms sont presque tous inconnus.
Après l'exposition de ces signatures les membres de ce Concile inqualifiable sont supposés faire leur conclusion et leur profession de Foi dans les termes suivants.
i Nons tous, nous avouons en commun que l'addition an » symbole est superflue: puisque le symbole de sept Coi.
* n'a pas besoin d'être corrigé, et n'est pas incomplet pour le » salut. Nous avouons que le Saint-Esprit procède du Père et » non pas du Fils: et que le Père est le seul principe de l'exi- » stenee du Fils et du Satnt-EspriL Le Pape, s'il est Ortho-
* doxe, compose le Concile Oecuménique avec les cjuati*
* triarches, et est supérieur des autres par l'ordre et non par » la dignité, comme si les autres devaient obéir à ses lois. Le »• Concile Oecuménique seul peut promulguer des canons et non » le Pape comme un Monarque, Les Saints voient .Dieu , mais
* non parfaitement avant !e dernier jugement, La rédemption » se fait dans l'Enfer, et non par le feu du Purgatoire hors de » l'Enfer. La transubstantiatïon des mystères se fait par la grâce » de la sainte Trinité et les paroles Dominicales, après les priè- » res du prêtre, qui sert aussi comme organe au sacrifice. L'acte » de rassemblée des trois Patriarches qui commence par les pa« » rôles: Assemblée des trois Orthodoxes Patriarches Oeevnmà-
* ques: Philothèe d'Alexandrie, Joaehhn dr Jérusalem et Do- ■ rothée d'Antiocfie est (faccord avec ce Concile (22), *
(22) ,j Et>/**ravT*ç oi>vo^oXoyov/x£K xtçnriiv thau nj? ffçoV$f<n? h
„ /3oXo* xai fA-q thati iWsnriç xqqç trvrriçia*. To fl>tù/xa ixiroçt uWSau it n tow ITarçoç xai ftij ijc toù Ti'ov, xai thaï fiowj» ttiricer r&v ïlariça njf „ OroçffWf Tîcù ri xai HvfJ/xaro;. Td> ïldirw , oçS&Sofov 5*t», furù twv n rtrrdqm Jlarfia^rùv cuturrp* EuvqÙqy OixoUfumigy, Xmt ujrigxt^fï» twt „ àXAw» TTÎ ra'fn, xai pn rf afiw/xom, vç umxttiAitm rolç ixinrou »&-
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Il est curieux d'observer que dans cette profession de Foi, on veut établir tout le contraire de ce que l'Eglise de Borne professe. Cependant la crasse ignorance de l'auteur de cet exposé y loi fait dire presque la même chose que cette Eglise, sur plusieurs points dogmatiques, à part l'expression confuse et le dépit le plus ridicule contrç Borne et le Pape, dont chaque parole de cette profession est entachée: pour le dogme du Purgatoire, par exemple, cette profession de Foi dit, que « la rédemption se fait dans V Enfer, et non par le feu purgatoire hors de V Enfer: c'est à dire, cette profession, de Foi nie le feu dans le Purgatoire, que ni l'Eglise de Rome, ni le Concile de Florence n'ont jamais établi comme dogme, et réduit la question sur son existence en une question purement topographique. Le silence encore complet de cet acte sur les azymes est un point fort remarquable: comment se peut-il qu'on n'en dise rien , lorsque tant Marcus que le Cierge de Constantinople qualifient cette coutume, dans tous leurs libelles , de différence dogmatique ? Enfin l'étrange galimatias , l'obscurité, l'ambiguité et les contradictions qui régnent dans toutes les expressions de cette profession de Foi, sont une preuve évidente, que le but de la fabrication de ce Concile n'était que de jeter la confusion, par tous les moyens possibles, sur l'histoire de l'Eglise. C'est d'ailleurs l'unique but, auquel pourrait tendre cet écrit inqualifiable. Aussi nous nous abstenons de vouloir l'analyser davantage. Nous avons même été entraînés à y faire plus d'attention qu'il ne méritait.
Cet acte Synodal ne porte exprès aucune date , et cite , comme on voit, pour preuve de sa légalité, sa conformité avec la décision de l'assemblée particulière des trois Patriarches, qui se sont donnés très-modestement le titre de Patriarches Oecuméniques, que ce prétendu Concile semble leur confirmer, en le
„ f«o<ç. Mo'yi?v S* nj» Oixou^svix-nv 2t>voBor xavoW£«iv, xai fin ùç Mova'ç- „ yvfl rôy Haïra*. Toùç dyiouç oçày rôv Ocdy, aAAa pn rcXe/uç irço t£ç „ xçivtvç. Ti?y Xotç«<7iv y/yscS ai c'y r£ "Afy, xal pj h xaSagr^gw jrt/gi „ IfwSry roû "Àiîou. T»jy xar 9 ovcrlctv /ASTajSoXijy rûv ^ttxm?p/«y yhtaSat „ ôwo ti rrjç TçiaSoç xai rûv Kvçiotxuv Ao'ywv, [Atrd rdç iC%dç roù 11n ^fftfç, fiçovTOç xaxtivov uç oçydvou irçàç ti?v itçoupylay. XwamJ raûrn n ry luvoBu xai v ruv rçiûv ïlarçia^wy 2t/Vf'X«t/<nç, fç ij agçi. Tùv rçt&v „ Oixovpirtxvv ïlxrptaçxùv 'OçSoflofw*, $jXo9/ou 'AXf £ avBçtiaç , 'Iwaxiî/x „'lipo<ro\vfjwv xai Awçodf'ov 'Ayi-io^c/aç „ (actes do Cdnclfe imaginaire.)
répétant dans son propre acte, ainsi que ie changement de l'ordre hiérarchique dans la nomination de ces trois Patriarches. Parmi les différentes preuves que ce prétendu Concile n'a jamais existé, il y en a une surtout qui est bien frappante: c'est que les historiens anciens de l'Eglise Orientale, et la plupart des Modernes, n'en font aucune mention. Les éditeurs même de Pédalittm, ou Recueil des canons et des aétes de tous les Conciles, quoiqu'ils rapportent jusqu'aux Conciles locaux les moins connus; quoiqu'ils vomissent dans les notes de ce livre mille injures contre l'Eglise de Rome et le Pape ; quoiqu'ils glorifient Marcus d'Ephèse pour la défense qu'il fit des dogmes de l'Eglise dans le Concile de Florence ; quoiqu'ils aient inséré dans les notes de ce livre mille mensonges grossiers et les plus impudentes absurdités, ils n'ont cependant pas osé faire la moindre mention de ce Concile imaginaire ni dans le texte, ni dans les notes de ce livre, qui est pourtant le Recueil de tous les Conciles Oecuméniques et locaux, que ce Clergé reconnaît.