CHAPITRE VI
LE CLERGÉ SE OOMSTAMTIVOrLE COWTIMUE SORT APOSTASIE EBTVERS L*ÉOLlSE SE ROME, AIMSI QUE L'ABUS SE SOW POUVOIR TEM- POREL ET SES HORRIBLES VEXATIOWS COBTTRE LES CMRÉT1EWS SU RITE ORlEBTTAL, MEME APRÈS LES REFORMES SE LA TUR- QUIE. IL FAIT ÉCHOUER TOUTES LES BOMBES DISPOSITIONS BU OOUVERMEMEWT OTTOHAH EM FAVEUR SE CES CHRÉTIEMS.
L'empire Ottoman ayant dévié des principes de puissance conquérante , que son grand fondateur lui avait imposés, croulait déjà du haut de sa grandeur et allait se précipiter dans
(2) » " Ay pavXot voifxtvtç xai âxçifitlç ÇtiXaxt; rùv xacrôfwr rtjç *Ei- „ xXruriaç „ ( voyez la note de la page 87 de la seconde Partie. )
(3) Voyez l'exhortation Patriarcale lue solennellement à l'ouverture du Concile de Florence et rapportée dani la seconde Partie de cet ouvrage page 6.
*-( 135 )^ Pabyme de sa destruction complète. Déjà les autres Etats se préparaient à se disputer ses immenses dépouilles. Sa catastrophe était crue inévitable, et les grands diplomates de l'Europe rayaient hautement qualifiée de cadavre en dissolution. Mais la Providence a voulu qu'un homme d'un caractère hardi, fort et décisif et d'une intelligence rare, pénétrante et profonde, un homme doué par la nature de tous les mérites d'un vrai réformateur, sortit du fond d'un sérail et parvint, par son courage extraordinaire et sa volonté de fer, à en arrêter le cours à deux doigts de sa perte et à concevoir l'idée incroyable de sauver son pays par une réforme radicale!
Cet homme fut le Sultan Mahmoud II. Ce Sultan avait conçu de lui-même cette idée gigantesque et il en avait entrepris hardiment et avec prudence la réalisation. Ce grand génie comprit que pour frayer un chemin aux institutions qu'il se décida de donper à son pays et pour les consolider, il fallait avant tout former un gouvernement uniforme, qjui aurait concentré en lui tous les différents pouvoirs de son vaste empire. Aussi il combattit et détruisit tous ces terribles Derébeys , toutes ces dynasties héréditaires établies dans plusieurs provinces de son empire, qui s'entrebattaient très-souvent et n'étaient des vassaux soumis au Sultan , qu'autant qu'il leur plaisait et que cette soumission s'accordait avec leurs intérêts personnels, ou leurs caprices. Ces Derébeys n'étaient donc dans le fait, que de petits Souverains, qui, au lieu de concourir à la consolidation du gouvernement, le tenaient au contraire dans une perplexité continuelle et lui occasionnaient quelques fois des embarras bien graves, en se révoltant ouvertement au premier motif % ou au premier prétexte. De même pour former une armée qui lui fût dévouée et qui dépendit absolument du gouvernement, Sultan Mahmoud extermina les corps formidables des Janissaires, dont la dépravation et la férocité étaient devenues répouvantail terrible du trône et du gouvernement et le fléau inexorable de ses peuples. Us les remplaça par une milice régulière à l'imitation des armées Européennes. Comme le fanatisme était un obstacle, presqu'insurmontable , qui l'empêchait d'arriver à rendre égaux devant la loi ses sujets chrétiens , et de parvenir graduellement à établir l'égalité des droits civils entre tous ses peuples de religions diverses, Sultan Mahmoud s'occupa à attaquer sans relâche tous les vieux préjugés des Musulmans. Il employa dans