‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 104 sur 324 · Coloss., II · texte numérisé non relu

Coloss., II

2. Il n'est pas sûr que le texte que nous venons de citer soit exactement, celui de la lettre d'Irénée à Victor. C'est un fragment de l'un des écrits perdus d'Irénée et il n'y a ni titre, ni contexte. Toutefois le témoignage d'Eusèbe et de Socrate le Scolastique confirme son authenticité. Eusèbe dit : « Quelques évêques parlèrent à Victor avec une grande sévérité... Parmi eux, Irénée l'avertit comme il devait le faire. » H. E., liv. V, ch. XXIV. D'après Socrate, Irénée, dans sa lettre à Victor, « le censura sévèrement à cause de son violent emportement. » //. JE"., liv. ch. xxii.

l'Église visible serait déchirée en deux tronçons

En dehors de la fête de Pâques et de celle de la Pentecôte, que Tertullien mentionne comme étant célébrée de son temps % les pagano-chrétiens ne paraissent avoir célébré, au if siècle, aucune autre fête annuelle.

§ III. Les noms pàiens des jours, — Dans leur zèle à renoncer à tout ce qui pouvait rappeler Fidolàtrie, les premiers chrétiens se firent scrupule d'employer les noms païens des jours de la semaine. Ils avaient reçu des Juifs des noms plus simples : le premier, le second, le troisième jour du sabbat, etc., et ils se bornaient à modifier celui du premier de ces jours, et à l'appeler le jour du Seigneur. Gela dura quelque temps. Justin- Martyr et Tertullien emploient les noms classiques des jours, mais, en général, c'est seulement lorsqu'ils écrivent pour les païens. Justin, parlant du premier jour de la semaine, le désigne ainsi : le jour appelé du soleil ^ A partir de l'édit de Constantin (321), dans lequel ce jour est nommé : le vénérable jour du soleil, on employa les deux styles. Mais, en 380, Philastrius condamnait encore comme hérétique l'emploi des noms planétaires pour désigner les jours *.

§ IV. Le mariage, — Dans l'ancien monde romain, le mariage était entravé par les lois et dégradé par la coutume. Seuls les citoyens romains pouvaient con-

d. Voy. lie partie, ch. xi.

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