‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 105 sur 324 · Dict, Christ. Antiq., art. Lord's Day; Week · texte numérisé non relu

Dict, Christ. Antiq., art. Lord's Day; Week

tracter une union légitime; encore la condition de la femme n'était-elle pas celle d'une égale, mais dune servante. Même aux plus beaux jours de la Grèce, on ne voyait dans le mariage qu'un moyen de procréer des enfants, et dans la femme qu'une maîtresse de maison devant veiller sur les esclaves; l'idée d'une union dont le but serait l'aide et l'assistance mutuelles était inconnue. Il en résultait naturellement un mépris général de cette institution divine, de fréquents divorces, des infanticides, de nombreuses naissances illégitimes et bien pis encore. A ces maux criants, l'Évangile seul pouvait apporter le vrai remède; il était le bois qu'il fallait jeter dans ces eaux amères, pour les rendre douces ^ Grâce à lui, le mariage était remis en honneur ^t redevenait saint; par lui, le foyer domestique avec ses vertus et ses bénédictions était rendu au monde ^ (( Comment pourrions-nous, s'écrie Tertullien, trouver des expressions suffisantes pour peindre le bonheur d'un mariage que l'Église a cimenté, que l'oblation a confirmé, que la bénédiction a scellé! Les anges en portent au ciel la nouvelle et le Père le ratifie. Quel joug aisé que celui de deux croyants participant à la même espérance,... à la même discipline, aux mêmes obligations; ils sont vraiment compagnons de service, uns quant à la chair, uns quant à l'esprit. Ensemble ils prient, ensemble ils jeûnent, ensemble ils s'instruisent, s'exhortent, se soutiennent. Ensemble encore on les trouve dans l'Église de Dieu, on les voit s'asseoir à la table du Seigneur. Ils sont unis dans l'épreuve, dans la persécution, dans la consolation. Ils ne se cachent rien,

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