‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 107 sur 324 · Smith, Dict. of the Bible · texte numérisé non relu

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étaient la publication du mariage et sa sanction par l'Église. « Il est convenable, dit Ignace, que ceux qui se marient demandent l'approbation du surveillant (ou évêque), afin que le mariage soit selon Dieu et non selon la concupiscence ^ » « Les unions tenues secrètes, c'est-à-dire non déclarées devant l'Église, écrit Tertullien, risquent fort d'être estimées comme confinant à l'adultère et à la fornication ^ » ; et il nous apprend ailleurs (dans son traité sur la Monogamie), qu'il était d'usage de demander le consentement de Févêque, des anciens et diacres et des veuves ^ Nous avons également vu qu'une bénédiction était prononcée probablement par l'évêque ou par l'ancien présidant le culte, sur le couple nouvellement marié, et que les conjoints communiaient ensemble Plus tard on imagina des cérémonies beaucoup plus compliquées, aussi bien pour les fiançailles que pour le mariage lui-même. Nous n'avons pas à nous en occuper ici.

§ V. Le jeûne. — Les tendances ascétiques, qui depuis les temps les plus reculés ont caractérisé les religions de l'Orient, se montrent de bonne heure dans l'Église chrétienne. Nous avons vu toute l'importance attachée à l'observation cérémonielle du jeûne qui prévalut dès les temps post-apostoliques. L'auteur du Pasteur dEermas, tout attaché qu'il est à des idées imbues de superstition, blâme cette tendance. Voici un dialogue emprunté à l'une de ses Similitudes : « Tandis qu'assis

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