Une tombe pour deux corps s'appelait un bisomus
3. Les restes mortels des riches étaient déposés dans des sarcophagi, et dans des caveaux qui, lorsqu'ils étaient voûtés, étaient désignés sous le nom de Arcosolia.
sés dans les loculi, l'ouverture était fermée par une tuile ou une plaque de marbre et scellée avec du mortier.
On a supposé que les catacombes avaient été construites secrètement, que leurs entrées avaient été cachées au public, notamment aux autorités, et qu'elles servaient d'habitations. Il n'en est point ainsi. En dehors des temps de persécution (et généralement ces persécutions duraient peu), les chrétiens vivaient comme les autres citoyens et jouissaient comme eux de la protection des lois. Quand la persécution éclatait, c'était surtout les évêques et les anciens qu'elle frappait d'abord. On s'efforçait donc de les cacher pour un temps et les catacombes s'y prêtaient admirablement. Leurs inextricables méandres étaient à peine connus de quelques personnes en dehors des fossoyeurs {fos~ sores), et comme il y avait fréquemment plusieurs entrées, les fugitifs pouvaient s'échapper d'un côté tandis que la catacombe était investie de l'autre. Mais tout cela était accidentel et les catacombes n'étaient point destinées à servir de demeure ni appropriées à ce but. Il faut donc, très probablement, considérer comme légendaires les récits qui nous montrent des chrétiens y vivant pendant des mois.
D'un autre côté, cependant, les fidèles s'y réunissaient fréquemment pour célébrer le culte et, notamment, pour célébrer les jours de naissance des martyrs K Les chambres devenaient alors des chapelles et il y en avait d'assez grandes pour contenir au moins cent auditeurs. On a même découvert çà et là des sortes de chaires et des bancs taillés dans les murs.