‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 115 sur 324 · Voy. ci-Jessus, p · texte numérisé non relu

Voy. ci-Jessus, p

Fossoyeur, d'après une fresque de la Catacombe de Calixte. ("Pris an magnésium.)

l'église primitive 171 On enterrait souvent différents objets avec les morts. Aux yeux des païens, la vie future n'était qu'une continuation de la vie présente, avec les mêmes occupations et les mêmes divertissements . Les anciens Romains avaient donc l'habitude, et beaucoup d'autres nations l'avaient comme eux, de déposer dans les tombes de leurs chers défunts les outils, les ornements et même les jouets, qui leur avaient servi pendant leur vie. Il est possible que la force de l'habitude ait amené les premiers chrétiens à en faire autant. Toutefois il semble plus naturel d'admettre que les tombes, où de pareils objets ont été trouvés, sont d'une époque plus récente, pendant laquelle les persécutions avaient cessé et l'admission des païens était devenue à la fois beaucoup plus grande et beaucoup plus facile K

Dans les tombes de femmes, on a trouvé de nombreux objets de toilette et d'ornement : des miroirs, des peignes, des épingles à cheveux, des épingles d'ivoire, des vinaigrettes, des bracelets, des colliers, des boucles d'oreille, des broches, des bagues et des cachets, des boutons de différents genres. Dans les tombes d'enfants, de petites cloches de bronze, des tire-lire en terre cuite, des souris en métal et en terre, et des poupées d'os ou d'ivoire. On a également trouvé, dans les loculi, des manches de couteau en ivoire, des têtes de clous, des dés, des poids en pierre et des petits poissons de verre portant des nombres gravés ; ou encore les outils, et les instruments nécessaires aux différents métiers, et

1. Il est très rare qu'on ait conservé des données quelconques sur le lieu où ces objets ont été trouvés. Northcote et Brownlow, Koma Sotterranea, p. 275.

une infinité de lampes en bronze, en terre cuite, etc., la plupart portant le monogramme du Christ. En outre, on trouve quelquefois des coupes et des vases de verre, qui paraissent avoir contenu un liquide rouge, qu'on suppose avoir été le vin de l'Eucharistie

Les tombes ne tardèrent pas à recevoir des inscriptions et à être embellies, peu à peu, à l'aide de peintures et de sculptures. Ces inscriptions n'ont pas le caractère uniforme qu'on remarque généralement dans celles de nos cimetières. Quelques-unes ne contiennent que le nom d'un défunt ; d'autres portent en outre des paroles de foi et d'espérance; d'autres enfm n'ont que ce seul mot : Paix, dont le sens profond n'a pas besoin d'être relevé et qui donne la note dominante de toutes les inscriptions. Les plus anciennes sont en grec; parfois même les inscriptions latines sont en caractères grecs. Sur quelques tombes on a gravé des images au lieu de mots. Par exemple, des emblèmes de la foi chrétienne : la branche de palmier, la colombe, l'ancre % le vaisseau cinglant vers le ciel, le poisson ^ et surtout le Bon Berger ; ou encore, des symboles de l'occupation du défunt; ou enfm des scènes tirées de l'Ancien ou du

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