Ratio docet quœ scriptura conticuit
2. Tertullien, Des spectacles, xx, xxvii, xxix; Glément d'A., Pédagogue,. liv. TII, ch. XI, § De la religion dans la vie ordinaire; le Traité des spectacles, inséré dans les œuvres de Cyprien, ch. ii et m. Néander, 367, 368, 385, 386.
pour les jeunes gens. Ils procurent la santé au corps et rénergie à Tesprit. Quand on s'y livre sans compromettre des occupations plus importantes, ils rendent de vrais services. Que d'autres, se débarrassant de leurs vêtements, se livrent à la lutte, non pour une vaine gloire mais pour obtenir une noble sueur; non pas avec ruse ou avec ostentation, mais pour une vraie partie de lutte, saisissant et dégageant tour à tour leur cou, leurs mains, leurs corps. Combattre ainsi, en déployant une force pleine de grâce, est à la fois convenable et vraiment viril. Que d'autres jouent à la paume; que d'autres fassent de longues courses. Manier la houe, se livrer à l'agriculture, n'a rien de déshonorant. Pittacus, roi de Milet, s'exerçait à tourner la meule, et il est parfaitement honorable de puiser l'eau dont on a besoin pour son propre usage ou de fendre son propre bois. Rien de meilleur, pour beaucoup, que de lire à haute voix. Veiller un ami malade, aider l'infirme^ pourvoir aux nécessités des pauvres, sont encore d'excellentes occupations. Enfin, comme l'apôtre Pierre, on peut se livrer à la pêche; mais le disciple du Christ ne doit pas oublier qu'il a une tâche plus haute, celle de devenir pêcheur d'hommes ^ »
Une autre source de tentations était l'extravagance dans la toilette. Les nombreux traités sur la matière qui nous ont été conservés suffisent à montrer que beaucoup de dames chrétiennes rivalisaient de luxe et d'élégance avec les dames païennes. A ce moment, le luxe romain était à son apogée et les personnes riches faisaient d'incalculables dépenses. « S'il y avait sur la terre,