‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 136 sur 324 · Cité par Origène, Contre Celse, liv. VII, ch. ix · texte numérisé non relu

Cité par Origène, Contre Celse, liv. VII, ch. ix

paroles étranges et inintelligibles, dont tout imposteur peut se servir pour appuyer ses mauvais desseins. »

Quant à ceux auxquels le message évangélique est adressé, Gelse dit : « Ordinairement ceux qui invitent les hommes à participer à de nouveaux mystères commencent par leur dire : Que ceux qui veulent participer soient purs de souillures, qu'Usaient une âme innocente, qu'ils aient mené une vie intègre. Ici, c'est le contraire. Les chrétiens appellent à eux les pécheurs, les simples, les enfants, les infortunés et leur offrent le royaume de Dieu. Et que sont donc tous ces pécheurs? des gens injustes, des voleurs, avec effraction ou autrement, des empoisonneurs, des sacrilèges, des profanateurs de tombeaux. » Origène répond, avec les termes mêmes de l'Évangile et conclut sur ce point en disant : « Ce ne sont pas ceux qui sont en santé, qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal \ »

Celse reproche encore aux chrétiens de dire et de répéter constamment à leurs disciples : « N'examinez pas, croyez seulement ; votre foi vous sauvera. La sagesse de ce monde est folie ; la folie de la foi, sagesse. » « Nous répondons, réplique Origène, que si tous les hommes pouvaient laisser les affaires ordinaires de la vie et se vouer à l'étude de la sagesse, rien ne serait mieux. Mais, en fait, soit à cause des nécessités de la vie, soit à cause de la faiblesse humaine, il n^y a que bien peu d'hommes qui puissent se vouer et se vouent à cette étude. Et alors, ne vaut-il pas mieux voir un grand nombre d'hommes, purifiés de la fange du péché dans laquelle ils se vautraient, croire, même sans des raisons suffi-

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