Matth., IX, 12. — Contre Celse, liv. III, ch. lix, lxi
santés, qu'ils peuvent être nettoyés de leurs péchés, qu'ils sont honorés pour leurs bonnes œuvres, et les voir transformés par cette foi, que de les voir refuser de céder à la force de la foi seule, et la repousser jusqu'au moment où ils auront pu en faire un examen approfondi et peser les raisons qui militent en sa faveur? * » Il faut encore citer, parmi les philosophes ennemis du christianisme, un ami de Gelse, Lucien de Samosate, qui chercha d'abord à discréditer les chrétiens dans sa Mort de Perégrimis. Cet écrit satirique n'a qu'un titre à être mentionné ici : c'est le témoignage que l'auteur rend, lui aussi, à la foi et aux vertus des chrétiens : « Ces pauvres gens, dit-il, se figurent être immortels ; là-dessus, ils méprisent toutes choses, la mort même, et s'offrent volontairement aux supplices. Leur législateur leur a persuadé qu'ils sont tous frères, qu'ils doivent quitter nos dieux nationaux, adorer le crucifié et obéir à ses lois. Or ces lois leur apprennent à mépriser les biens de la terre, à avoir toutes choses communes, et ils le font sans se demander pourquoi ? ^ »