‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 157 sur 324 · C'était la coutume juive. Voy. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

C'était la coutume juive. Voy. ci-dessus, p

2. riaiç, uatSoç, employé dans le même sens (\\iQAct., III, 13; IV, 25, etc. ^ 3. Matth., VII;, 6. >Jous n'assumons pas la responsabilité de l'exactitude de cette interprétation.

4. A cette époque primitive, cela est évident, VAgape et l'Eucharistie étaient confondues. On voit ici qu'il s'agit d'un vrai repas et non de la participation à certains éléments. Le développement sacerdotal de rEucharistie modifia tout cela. Voy. chap. x.

ainsi : « Nous te rendons grâces^ ô Père saint, pour ton saint « nom, que tu as fait habiter dans nos cœurs, et pour la con- « naissance, la foi et Timmortalité que tu nous as révélées par « Jésus, ton serviteur. A toi soit la gloire aux siècles des « siècles. Toi, Maître tout-puissant, tu as créé toutes choses à (( cause de ton nom; tu as donné aux hommes la jouissance 0 de la nourriture et du breuvage, afin qu'ils te rendent <( grâces ; mais à nous tu as fait grâce d'une nourriture et d'un « breuvage spirituels et de la vie éternelle, par l'organe de ton « serviteur. Avant toute chose, nous te rendons grâces de ce que « tu es puissant. A toi soit la gloire aux siècles des siècles.

« Souviens-toi, ô Seigneur, de ton Eglise, afin de la délivrer « de tout mal et de la rendre accomplie dans ton amour! Rasa semble-la des quatre vents du ciel, elle qui a été sanctifiée « en vue de ton royaume que tu lui as préparé ; car à toi appar- « tiennent la puissance et la gloire aux siècles des siècles! »

Vienne la grâce et que ce monde passe! Hosanna au fils de David! Si l'on est saint, qu'on s'approche; sinon, qu'on fasse pénitence, Maran atha ^ ! AmenI

Permettez aux prophètes de rendre grâces à leur gré.

§ 11. — Si quelqu'un vient vous enseigner toutes les choses susdites, recevez-le, mais si ce docteur, ayant dévié, vous donne un autre enseignement, pour dissoudre vos croyances, ne l'écoutez pas. Si au contraire c'est pour faire avancer la justice et la connaissance du Seigneur, recevez-le comme le Seigneur.

Quant aux apôtres ^ et aux prophètes, voici comme il faut agir suivant le précepte de l'Evangile ^. Que tout apôtre venant vers vous soit reçu comme le Seigneur, s'il reste un jour, et, s'il est nécessaire, le lendemain; mais, s'il reste trois jours, c'est un faux prophète. Et qu'en partant l'apôtre n'ac-

d. C'est-à-dire : le Seigneur vient. I, Cor., xvi, 22.

2. 'A7i:6<TTo>.oç est pris dans le sens de missionnaire dans Rom., XVI, 7 ; II, Cor., VIII, 23; Philip., II, 25.

3. Voy. Matt., X, 5-11; Luc, X, 3-8, 16, etc. Ces préceptes sont basés sur ceux que J.-G. donna aux disciples qu'il envoya prêcher. Au reste, déjà du temps de Paul il ne manquait pas de docteurs itinérants auxquels ces préceptes étaient bien nécessaires. Il, Cor., XI, 4,13; Gal.,I, 7-9; V, 10, 12. — Cf. Apoc, II, 2.

l'église prlmitive

cepte rien que du pain pour aller jusqu'à son gîte prochain ; s'il demande de l'argent, c'est un faux prophète. Tous ne devez ni éprouver, ni juger aucun prophète parlant en esprit ; car tout péché sera pardonné, mais ce péché-là ne sera pas pardonné ^ ! En effet, quiconque parle en esprit n'est pas prophète, mais celui-là seulement qui suit l'exemple du Seigneur. C'est à sa conduite que vous discernerez le vrai du faux prophète. Tout prophète qui, parlant en esprit, a commandé la table ^, s'il y touche, c'est un faux prophète. Tout prophète qui enseigne la vérité, mais ne fait pas ce qu'il dit, c'est un faux prophète. Or tout prophète éprouvé, véritable, exerçant son corps en vue du mystère terrestre de l'Eglise ^, sans imposer aux autres ses pratiques ascétiques, ne le jugez pas, car il a Dieu pour juge ; c'est ainsi qu'ont fait les anciens prophètes. Si quelqu'un vous dit en esprit : « Donne -moi de l'argent ou autre chose, » ne l'écoutez point; mais s'il prescrit de donner pour d'autres indigents, que personne ne le juge.

§ 12. — Recevez tout homme qui vient au nom du Seigneur, et ensuite vous l'éprouverez pour le connaître; car vous devez avoir une intelligence capable de discerner ceux de droite et ceux de gauche. Si celui qui vient est un pauvre passant, secourez-le autant que vous pourrez ; il ne doit pas rester chez vous plus de deux ou trois jours. Que s'il veut se fixer parmi vous comme artisan, qu'il travaille pour obtenir de la nourriture; s'il n'a pas de métier, veillez suivant votre prudence à ce qu'il n'y ait point parmi vous de chrétien oisif. Mais s'il ne veut pas agir ainsi, c'est un trafiquant de christianisme, éloignez-vous de ces gens-là.

§ 13. — Tout prophète véridique, qui veut se fixer parmi vous, est digne de sa nourriture. De même, un docteur véri-

1. C'était donc regardé comme une des formes du péché contre le Saint-Esprit. Matth., XII, 31.

2. Cette curieuse phrase semble établir une sauvegarde contre les tentations qu'auraient pu avoir les prophètes « parlant en esprit », de donner des directions au sujet des agapes avec le désir secret de ménager leur propre intérêt (Farrar).

3. Une des expressions les moins claires de la Dldachè. D'après le contexte, on serait disposé à penser à certaines actions symboliques semblables à celles d'Esaïe, de Jérémie, d'Ezéchiel, etc.

dique est, lui aussi, comme l'artisan, digne de sa nourriture. Tu prendras donc toutes les prémices de l'aire et du pressoir, des bœufs et des brebis, et les donneras aux prophètes; car ils sont vos grands prêtres. Si vous n'avez pas de prophètes, donnez-les aux pauvres. Si ta prépares une fournée de pain, prends-en les prémices * et donne-les suivant le commandement. De même, si tu ouvres un tonneau de vin ou d'huile, donnes-en les prémices aux prophètes. Quant à ton argent, à tes vêtements et à tous tes biens, prélèves-en les prémices, à ton idée, et donne-les suivant le commandement.

§ 14. — Le dimanche du Seigneur, une fois rassemblés, rompez le pain et rendez grâces après avoir confessé vos péchés, afin que votre sacrifice soit pur. Que quiconque a un différend avec son ami s'éloigne de votre assemblée tant qu'il n'est pas réconcilié, afin de ne pas profaner votre sacriflce. Car voici la propre parole du Seigneur : « Apportez-moi une victime pure en tout temps et en tout lieu; car je suis un grand roi, dit le Seigneur; et mon nom est admirable parmi les peuples païens ^! »

§ 15. — Élisez-vous ^ des évêques et des diacres du Seigneur, hommes doux et désintéressés, véridiques et éprouvés ; car eux aussi vous rendent le service des prophètes et des docteurs. Ne les méprisez donc pas, car ils sont vos dignitaires, avec les prophètes et les docteurs.

Reprenez-vous les uns et les autres, non pas en colère, mais en paix, comme vous en avez l'ordre dans l'Evangile. Quant à celui qui a manqué à son prochain, que personne ne lui parle; et qu'il ne jouisse d'aucune considération parmi vous, jusqu'à ce qu'il se soit repenti. Faites vos prières, vos aumônes et toutes vos actions, suivant les préceptes contenus dans l'Evangile de Notre-Seigneur.

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