Ep. XIV, § 1. — qués
Traité des Tombés, § 10. Ses biens furent confis-
la persécution a enlevé leur gagne-pain K A la nouvelle que quelques-uns des fidèles de Carthage ont été capturés par les barbares, l'Église, à son instigation, réunit pour leur rançon une somme de cent mille sesterces (20 000 fr.) et l'envoie aux évêques de Numidie. « Ce n'est pas sans le plus vif chagrin et d'abondantes larmes, très chers frères, écrit Gyprien en envoyant ces fonds, que j'ai lu dans votre lettre la nouvelle de la captivité
de nos frères et de nos sœurs Nous avons estimé
que c'étaient les temples du Saint-Esprit qui avaient été faits prisonniers et que nous ne devions pas souffrir, en nous montrant paresseux ou négligents, qu'ils le restassent plus longtemps. Nous voyons Christ en eux; en eux, nous voyons celui qui nous a rachetés de la servitude, de la mort et des griffes du diable. Gomment donc ne chercherions-nous pas maintenant à l'arracher des mains des barbares... Nous vous remercions extrêmement d'avoir bien voulu nous faire participer à une œuvre si belle et si nécessaire; nous vous remercions de nous avoir ouvert ces champs fertiles où nous pouvons jeter la semence de notre espérance avec l'attente d'une moisson abondante pour cet acte de céleste charité »
Une invasion des Goths vint détourner l'attention de Décius. Il dut se mettre en campagne contre ce nouvel ennemi de l'empire, et, après des alternatives de victoires et de défaites, il périt lui-même sur le champ de bataille (251). Sa mort fut suivie, pour les chrétiens, d'une période de calme.
Quelle conduite l'Église devait-elle tenir vis-à-vis des lapsi (tombés), c'est-à-dire de ceux qui, après avoir fïé-