Ps. XLII
plus tranchante qu'une épée à deux tranchants, qui pénètre jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit % fasse régner la paix dans vos cœurs comme dans celui des apôtres. Il a envoyé Fépée pour séparer en nous l'homme terrestre de l'homme céleste, afin de prendre à lui notre homme céleste, et afin aussi que, lorsque nous n'aurons plus besoin d'une pareille séparation , il nous rende tout entiers célestes ^ »
Ce fut dans son âge mûr qu'Origène entrevit la nécessité d^étudier l'hébreu, peu cultivé à cette époque. On se servait alors dans les Églises de la version grecque des Septante, commencée sous le règne de Ptolémée Philadelphe ^ et que beaucoup de chrétiens considéraient comme inspirée. On sait que cette version, fort inégale d'ailleurs, s'écarte en maints endroits de l'original hébreu. Les fréquentes discussions religieuses qu'il avait avec des juifs et des païens convainquirent Origène de la nécessité de pouvoir recourir à l'original. La comparaison critique des deux textes, qu'il fit à cette occasion, l'amena à composer le plus important de ses ouvrages. Après avoir établi, à l'aide do plusieurs manuscrits, le texte des Septante, il mit en regard, dans des colonnes parallèles, le texte hébreu en caractères hébraïques, ce même texte en caractères grecs et trois autres traductions grecques \ Il devint ainsi le premier auteur d'un vrai commentaire biblique.