‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 185 sur 324 · av. Christ · texte numérisé non relu

av. Christ

4. Celles clu Juif Aquila, qui vivait sous Adrien, de Théodotion, publiée sous le règne de Commode, et de Tébionite Symmaque^ de l'an 202 environ, Origène apprit à connaître cette dernière traduction à Jéricho (?), lorsque, persécuté, il avait cherché un refuge chez une riche dame chrétienne nommée Juliana. Elle avait hérité de la biblio-

Ce travail colossal lui prit plusieurs années et ne fut terminé que peu de temps avant sa mort. Il lui a valu le titre bien mérité de père de la critique biblique.

Pour ses doctes recherches, Origène trouva un précieux appui dans Ambroise. Non seulement il l'encouragea à les poursuivre, mais il mit à son service toutes les ressources de sa fortune pour l'achat ou la collation des manuscrits, et pour toutes les autres dépenses nécessaires. Outre les copistes, sept secrétaires étaient occupés à ce grand travail. Voici ce que dit Origène relativement à cet ouvrage et à Ambroise, son « contremaître * » : « Il m'accorde l'activité et le zèle pour la Parole de Dieu; mais je cours risque de ne pas réaliser toutes ses exigences. La collation des manuscrits ne me laisse pas le temps de prendre mes repas. Après avoir mangé, je ne puis ni sortir ni me reposer, mais dois continuer mes recherches philologiques. La nuit même ne m'est pas accordée, et j'en consacre une grande partie à l'étude. Encore ne parlé-je point du travail de la matinée, et jusqu'à trois ou quatre heures de l'après-midi. Tous ceux qui aiment de pareils travaux les emploient à l'étude de la parole de Dieu et à la lecture ^ »

thèque du traducteur, et Origène trouva ce précieux manuscrit dans le fond d'un tonneau. On conservait à Césarée le manuscrit original des Hexaples {nom donné à l'ouvrage d'Origène), et on suppose qu'il fut détruit lors de l'incendie par les Arabes (653) de la fameuse bibliothèque de cette ville. Jamais on ne l'avait copié en entier; on s'était contenté de copier les différentes colonnes, celle de la version des LXX servant de type. — On appelle quelquefois aussi cet ouvrage les Octaples, à cause de l'addition fragmentaire de deux autres versions. — Robertson, I, d02: Néander, U, 476-478.

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