‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 187 sur 324 · De Pressensé, op. cit., p · texte numérisé non relu

De Pressensé, op. cit., p

sus de la science, et la liberté morale, comme un air vivifiant, circule au travers de tout son système. Elle n'a pas eu de défenseur plus ardent, plus habile.... La liberté, telle qu'il la conçoit, est le premier des dons de Dieu; elle n'est réelle qu'autant qu'elle est vivifiée et fécondée par lui, et la première œuvre du Christ a été de la restaurer. »

En somme, on peut dire que personne mieux qu'Origène n'a senti combien l'homme est impuissant à comprendre les choses de Dieu, sans l'aide de l'Esprit de Dieu. Il dit par exemple dans une de ses homélies sur le Lévitique : « Ce passage de l'Écriture est très difficile à exposer; nous pourrons cependant arriver à le comprendre si vous demandez au Père de la parole de nous éclairer. » Ailleurs : « L'étude ne suffit pas à donner la connaissance des saintes Écritures. Nous devons jour et nuit prier Dieu d'envoyer vers nous le Lion de Juda, afin qu'il daigne ouvrir le sceau du livre. » Dans un autre endroit, il fait sur ce même sujet la belle comparaison suivante : « Si un homme, dit-il, se lance sur la mer dans une petite nacelle, il ne craint rien tant qu'il rase les bords, mais quand peu à peu il est arrivé aux eaux profondes, quand les vagues grondent autour de lui et tantôt rélèvent très haut sur leurs crêtes, tantôt le plongent dans l'abîme, alors un grand effroi l'envahit en voyant qu'il a confié un si frêle esquif à ces flots immenses. Tels nous sommes, nous qui, dépouillés de tout mérite, avons osé nous aventurer avec un esprit débile sur cette vaste mer des divins mystères. Mais si par nos prières nous obtenons dans nos voiles le souffle favorable de l'Esprit-Saint, nous arriverons au port »

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