‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 188 sur 324 · De Pressensé, op. cit., p · texte numérisé non relu

De Pressensé, op. cit., p

En ce qui concerne la relation essentielle entre l'homme et Dieu et la révélation de Christ à la race entière d'Adam, Origène est du même avis que Tertullien. (f Le Verbe divin, dit-il, sommeille dans le cœur des incrédules; il est réveillé dans celui des saints. Il sommeille chez les premiers, mais il n'y est pas moins présent que Jésus-Christ ne l'était dans la barque agitée par la tempête et au milieu de ses disciples effrayés. Mais il s'éveillera aussitôt que 1 ame, tourmentée par le désir du salut, appellera au secours. Aussitôt il se fera un grand calme K »

La réputation d'Origène était immense. Un jour, le gouverneur de l'Arabie envoie un soldat à Alexandrie. Il est chargé de deux lettres. Tune pour l'évêque, l'autre pour le préfet. Toutes deux ont le même but. Le gouverneur demande qu'on lui envoie Origène en toute hâte, pour lui enseigner la doctrine de Christ K Mammès, mère d'Alexandre-SévèrC;, lui adresse une invitation du même genre. Des chrétiens sont-ils tombés dans l'erreur? c'est encore à lui qu'on recourt de préférence. Ainsi, Bérylle, évêque de Bostra ^ s'est laissé entraîner à soutenir une opinion hérétique : il nie la préexistence du Seigneur. Origène appelé raisonne avec lui, lui démontre son erreur et le ramène à la saine doctrine. Il s'élève en Arabie une secte dont les membres professent des opinions erronées sur la résurrection. On s'adresse à Origène, et il discute la question avec une telle puissance et un tel talent, qu'il les amène à modifier complètement leurs vues ^

1. Cf. de Pressensé, Hisf. des trois premiers siècles, etc., 2^ série, II, 281.

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