Kurtz, Hist. of the Church
particulière, qui consent à conserver des indignes dans son sein, cesse de faire partie de la vraie Église; de l'autre, ses adversaires à affirmer que l'Église de Christ, étant une communauté extérieure et visible, reste nécessairement pure, si elle est perpétuée et soutenue par une succession épiscopale régulière; et que, par conséquent, tous ceux qui restent en dehors de son sein sont non moins nécessairement des profanes et des impies Gyprien, chacun le sait, poussa celte idée jusqu'à ses conséquences extrêmes. Dans son célèbre traité de V Unité de t Église, il dit, par exemple : un homme ne peut pas avoir Dieu pour père, s'il n'a pas l'Église pour mère. Aucun de ceux qui étaient hors de l'arche de Noé n'a pu être sauvé : de même, il ne peut y avoir de salut hors de l'Église. L'Église est comme la robe sans couture. Cette robe avait une unité divine ; elle ne pouvait pas être déchirée. Celui qui divise l'Église de Christ ne saurait avoir la robe de Christ pour vêtement. Celui qui n'appartient pas à l'Église ne peut pas être un vrai martyr. Où l'Église n'est pas, là est impossible le pardon des péchés. Les orgueilleux et les opiniâtres sont frappés par l'épée de l'esprit, en ce sens qu'ils sont chassés de l'Église. Or ils ne peuvent avoir la vie en dehors d'elle, car la maison de Dieu est une, et personne ne peut être sauvé hors de l'Église ^ Assurément, si l'on entend par l'Église, non pas TÉglise visible sur la terre, mais l'Église spirituelle et invisible, rien de plus exact que ces affirmations. Mais telle n'est pas la pensée de Cyprien. Bien au contraire. Rien ne le prouve mieux que le com-