‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 196 sur 324 · Néander, I · texte numérisé non relu

Néander, I

2. De Vunité de l'Église, chap. vi, vu, xiv; Ep. LXI, chap. iv, LXIX, €hap. II.

mentaire qu'il donne de Matth., XVIII, 19, 20 : « Je vous dis encore que, si deux ou trois d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là ou deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. » Il est peu de paroles du Seigneur qui aient donné autant de consolation à ses fidèles abattus ou dispersés que cette promesse. Mais, si l'interprétation qu'en donne Gyprien était vraie, dans combien de circonstances le pain céleste n'aurait-il pas été arraché de la bouche des enfants ! « Ceux qui corrompent ou pervertissent le sens de l'Évangile, dit-il, invoquent la seconde partie de ce texte et négligent la première. Lorsque le Seigneur dit : Là où deux d'entre vous s'accordent, il donne la première place à cet accord. Mais comment un homme peut-il s'accorder avec un autre, si celui-ci ne fait pas partie du corps de l'Église et ne participe pas à son universelle fraternité? Et comment deux ou trois pourraient-ils s'accorder au nom de Christ, tout en étant séparés de Christ et de son Évangile, comme il est évident qu'ils le sont ^? » L'erreur de Cyprien consiste à faire dépendre absolument l'accord des fidèles unis ensemble au nom de Christ, de leur communion extérieure. Or c'est de la communion spirituelle qu'il s'agit, d'une communion complètement indépendante des relations extérieures.

Cyprien n'en possédait pas moins une large et profonde expérience des choses de Christ. Citons quelques courts fragments de ses écrits, où il en a laissé les fruits.

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